Deux éléments de la Police de circulation routière (PCR) ont été arrêtés le 13 mai 2026 à Kinshasa pour avoir violé les nouvelles instructions du commandement provincial, le Commissaire divisionnaire Israël Kantu interdisant les tracasseries et brutalités contre les usagers de la route.
Il s’agit du brigadier en chef Stany Kayisaya Kifuti et de l’agent de police principal Moïse Yangala Folo, surpris en flagrant délit lundi 11 mai 2027 au niveau de la Grande Poste de Kinshasa.
Pris en flagrant délit après la parade nocturne du commandement
Cette arrestation intervient seulement quelques heures après la grande parade nocturne organisée dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mai 2026 par le commissaire divisionnaire Israël Kantu. Au cours de cette causerie morale, le commandant de la police ville de Kinshasa avait fermement rappelé aux unités de la PCR l’obligation de respecter les usagers de la route et de mettre fin aux pratiques de harcèlement, d’extorsion et de brutalité lors des contrôles routiers.
Israël Kantu avait notamment interdit l’introduction des policiers dans les véhicules des conducteurs interpellés ; la prise du volant des véhicules ; l’arrachement des plaques d’immatriculation ; ainsi que les injures et humiliations publiques contre les automobilistes.
Les policiers accusés d’avoir exigé de l’argent à un conducteur
Selon les premières informations, les deux policiers se seraient introduits dans un véhicule afin d’exiger de l’argent à un conducteur sous prétexte de l’absence de documents de bord. La scène aurait été aperçue directement par le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa lors de sa patrouille vespérale habituelle. Arrivé sur place, Israël Kantu a immédiatement ordonné leur arrestation.
Des poursuites annoncées devant l’auditorat militaire
Le commissaire provincial adjoint chargé de la police judiciaire, le commissaire supérieur principal Christophe Ndongo Nzita, a confirmé que les deux agents seront transférés devant l’auditorat militaire. « Nos deux éléments ont été surpris en flagrance de violation des consignes du commissaire provincial qui avait interdit la brutalité et la violence dans l’interpellation des contrevenants », a-t-il déclaré.
La hiérarchie policière affirme vouloir faire de cette sanction un exemple pour tous les agents qui continuent à pratiquer les tracasseries routières malgré les mises en garde répétées du commandement provincial.
La Gazette du Continent
