L’arbitre international congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a été désigné pour diriger la finale de la Ligue des champions de la CAF 2025-2026, une affiche qui opposera les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns FC aux Marocains de AS FAR à Pretoria. Cette nomination, officialisée par la Confédération africaine de football, confirme le statut de Ndala parmi l’élite arbitrale du continent, malgré un parcours récent marqué par des controverses et des choix discutés au niveau international.
À 38 ans, Jean-Jacques Ndala continue d’enchaîner les rendez-vous majeurs du football africain. Après avoir déjà dirigé des rencontres clés en Ligue des champions et en Coupe de la CAF, sa désignation pour cette finale constitue une nouvelle marque de confiance de l’instance continentale.
Selon des sources proches de la CAF, cette décision repose sur « son expérience, sa gestion des grands matchs et sa constance dans les compétitions africaines ». Une reconnaissance qui intervient dans un contexte où les arbitres africains sont de plus en plus scrutés pour leur performance et leur impartialité.
Cependant, cette ascension ne s’est pas faite sans turbulences. Lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc, l’arbitrage de Ndala avait suscité de vives réactions.
Plusieurs décisions prises durant la rencontre, notamment certaines fautes contestées et des situations litigieuses dans la surface, avaient alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias sportifs. Des observateurs avaient pointé un arbitrage « discutable », tandis que d’autres avaient défendu une gestion « globalement maîtrisée dans un contexte de forte pression ».
Malgré ces polémiques, la CAF avait officiellement soutenu l’arbitre congolais, estimant qu’aucune erreur majeure n’avait été commise au regard des règles du jeu et de l’analyse technique post-match.
Paradoxalement, cette reconnaissance continentale contraste avec son absence sur la scène mondiale. En effet, Jean-Jacques Ndala ne figure pas parmi les arbitres retenus par la FIFA pour la Coupe du monde de football 2026.
Une décision qui a suscité incompréhension et débats dans le milieu sportif congolais et africain. Certains analystes évoquent l’impact des controverses de la CAN, tandis que d’autres pointent une forte concurrence au sein du corps arbitral africain, où seuls quelques officiels sont sélectionnés.
Des observateurs interrogés estiment que « la FIFA privilégie parfois des profils jugés plus constants sur plusieurs cycles internationaux », même si Ndala reste l’un des arbitres les plus expérimentés du continent.
En dépit de cette non-sélection, la nomination de Ndala pour la finale de la Ligue des champions de la CAF apparaît comme une forme de consécration continentale. Elle témoigne de la volonté de la CAF de s’appuyer sur des arbitres expérimentés pour ses rencontres les plus prestigieuses. Pour l’arbitre congolais, cette finale représente aussi une opportunité de consolider sa réputation et de tourner la page des controverses récentes, dans un contexte où chaque prestation peut peser sur la suite de sa carrière.
Magloire Mutulwa
