Laurent Gbagbo a l’air hébété. Il ne semble pas comprendre ce qui lui arrive.
« Ne me tuez pas, ne me tuez pas. », lance l’ancien président, il était épuisé, affamé comme les autres occupants – ils n’avaient plus rien à manger. Laurent Gbadbo s’éponge le visage, les aisselles, change de chemise et parle à ses geôliers, sonné, incrédule, il ne comprend pas ce que lui arrive, surpris devant sa propre chute. Les commandants (comzones), Wattao, Zakaria Koné, Vetcho et Morou Ouattara descendent dans le sous-sol de la résidence avec leurs hommes, humilient , Laurent Gbagbo, sa femme et son fils Michel.
Laurent Gbagbo, protégé par Hamed Bakayoko est affublé d’un gilet pare-balles et d’un casque,-il devrait être capturé sain et sauf-, selon les recommandations insistantes d’Alassane Ouattara. Sa femme Simone, plus radicale que son époux , haïe et détestée , a moins de chance. À son arrivée dans le hall, elle est insultée, agressée. Tresses arrachées, vêtements déchirés. Elle aurait été violée selon certaines sources. Michel, le fils aîné de Laurent, échappe de peu au lynchage.
Ces geôliers sont tous morts , même l’ancien Premier Hamed Bakayoko. Guillaume Soro est sous le coup d’un mandat d’arrêt. L’ancien président Nicolas Sarkozy, instigateur de cette attaque, qui aurait lâché « Il faut en finir », « Il y a un moment où, mandat ou pas, il faut que les choses s’arrêtent », est rattrapé par la justice en France , il a fait de la prison, et ne joue aucun rôle politique majeur. Acquitté , après avoir été condamné injustement et passé dix ans dans les geôles des impérialistes, Laurent Gbagbo est retourné en Côte d’Ivoire , il a été écarté du pouvoir.
Jean-Claude Mass Mombong
