Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, a appelé les partis politiques et les autres parties prenantes à concentrer le dialogue interpartis lancé à Juba sur les questions électorales, plutôt que d’ouvrir de nouvelles négociations politiques.
Lors de l’ouverture officielle de ce dialogue, prévu sur deux semaines, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de maintenir le processus sur la voie des élections générales prévues le 22 décembre 2026.
Placée sous le thème « Vers des élections pacifiques, inclusives, transparentes et crédibles », cette plateforme doit permettre aux acteurs politiques d’examiner les principaux enjeux liés au processus électoral et de parvenir à un consensus sur les conditions nécessaires à la tenue du scrutin.
Salva Kiir a clairement appelé les participants à ne pas transformer le dialogue en un nouvel espace de négociations politiques.
« Ce dialogue interpartis n’est pas un lieu de négociations et de désaccords. Ce n’est pas un lieu pour infléchir la voie que nous avons empruntée. Ce n’est pas un lieu pour nous freiner », a-t-il déclaré.
Le président sud-soudanais a invité les participants à utiliser cette plateforme pour élaborer une feuille de route claire permettant d’achever le processus électoral, tout en respectant les dispositions de la législation en vigueur.
Selon lui, le chemin vers les élections de décembre repose sur plusieurs volets, notamment juridiques, administratifs, logistiques, sécuritaires et politiques.
Salva Kiir a ainsi appelé les partis politiques et les autres parties prenantes à identifier les points de convergence et à s’accorder sur les mesures nécessaires pour garantir un processus électoral pacifique et ordonné.
De son côté, le Dr Martin Elia Lomuro, rapporteur du dialogue interpartis, a souligné l’importance de cette plateforme pour permettre aux acteurs politiques d’aborder les questions stratégiques et de rechercher un terrain d’entente avant les élections générales.
Il a estimé que les discussions doivent contribuer à dégager un consensus sur les mesures politiques nécessaires pour faire avancer le pays vers des élections démocratiques, pacifiques et crédibles.
Les échanges doivent notamment porter sur les préoccupations liées au processus électoral et permettre d’identifier les domaines d’accord entre les différents acteurs, alors que le Soudan du Sud poursuit ses préparatifs en vue du scrutin du 22 décembre 2026.
Tenplar Ngwadi
