L’un des héros de la lutte africaine qui a conduit le Mozambique vers l’indépendance décédait dans un crash d’avion, le 19 octobre 1986.
Né au Mozambique le 29 septembre 1933 de parents paysans, Samora Moisés Machel est le premier président du Mozambique.
Il a dirigé le pays jusqu’à sa mort dans un accident d’avion alors qu’il rentre d’une conférence qui s’est déroulée à Lusaka, en Zambie. Infirmier de formation, Samora Moisés Machel rejoint les rangs du Front de Libération du Mozambique (Frelimo) au début des années 1960 pour s’opposer à l’occupation portugaise.
Il gravit rapidement les échelons, devenant secrétaire du département de la défense avant d’entrer au comité central du Frelimo. Par la suite, il prend les rênes du mouvement. C’est dans les maquis que ce leader marxiste et ses compagnons de lutte organisent la résistance armée.
Au soir du 19 octobre 1986, Samora Machel rentre de la Zambie où il prenait part au sommet des chefs d’État sur la guerre civile en Angola.
Son avion, un Tupolev piloté par des militaires russes, s’écrase en territoire sud-africain à quelques centaines de mètres de la frontière mozambicaine. Il voyageait en compagnie d’une trentaine de hauts responsables dont des ministres.
Le 19 octobre 1986, Samora Machel s’envole pour la Zambie pour discuter de la situation avec les présidents zambien, angolais et zaïrois.
Le sommet se déroule dans le calme malgré une ambiance tendue. Mobutu est accusé de soutenir autant l’Unita en Angola que la Renamo au Mozambique. Le Malawi, non représenté au sommet, est aussi soupçonné par Machel de donner asile aux rebelles de la Renamo. Machel avait menacé quelques mois auparavant le Malawi de blocus économique et de tirs de roquettes alors que l’ambassade du Malawi était mise à sac à Maputo au mois de septembre. Emmanuel Tokwaulu Batale Sonokaho, ambassadeur du Zaïre au Mozambique a péri dans le même crash que Samora Machel, le 19 octobre 1986.
Jean-Claude Mombong Mass
