Invité mardi 29 septembre dans le Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Raphaël Katebe Katoto s’est exprimé sur la procédure judiciaire qui l’oppose à son demi-frère Moïse Katumbi au sujet de biens. Il a notamment rejeté tout lien entre ce dossier et son récent séjour à Lubumbashi, tout en refusant d’en commenter le fond au nom du secret de l’instruction.
Interrogé sur les accusations selon lesquelles il aurait été utilisé par différents pouvoirs contre Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto a d’abord répondu sur le ton de l’ironie. « Je pense que vous avez décidé de me faire rigoler pour mon anniversaire », a-t-il lancé, avant de qualifier la question de « sans objet ».
Il assure être allé au Katanga « pour la population » et non pour son frère. Face à l’insistance du journaliste, il a rappelé que la procédure judiciaire en question est antérieure à son récent déplacement à Lubumbashi.
« La procédure date de 2024. Ce n’est pas aujourd’hui », a-t-il affirmé, visant notamment ceux qu’il qualifie de « petits malins » sur les réseaux sociaux, qui établissent un lien entre sa mission au Katanga et le contentieux qui l’oppose à Moïse Katumbi.
Sur le fond de l’affaire, Katebe Katoto a en revanche choisi de ne donner aucun détail. Il invoque le secret de l’instruction et estime que le dossier doit suivre son cours devant les instances judiciaires compétentes.
« Je ne vais pas l’étaler ni à la télévision, ni devant vous, ni sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré, en rappelant que des magistrats sont chargés du dossier et poursuivent leur travail.
À ceux qui défendent publiquement la position de Moïse Katumbi, il demande de présenter leurs arguments devant la juridiction saisie plutôt que dans les médias. « Le juge n’est pas dans la rue. Le juge est à la cour », a-t-il insisté.
« Le temps des palabres est révolu »
Raphaël Katebe Katoto a également critiqué la manière dont le contentieux est débattu sur les réseaux sociaux, où les différentes parties avancent leurs arguments et évoquent des témoins.
Il estime que cette pratique renvoie à une époque révolue, celle des palabres de village organisées sous l’arbre devant les notables. « Nous ne sommes plus à ce temps-là. C’est révolu. Aujourd’hui, il y a une justice », a-t-il déclaré.
L’invité n’a donné aucune précision supplémentaire sur la nature des biens concernés, la juridiction saisie ou l’état d’avancement de la procédure. Il a toutefois maintenu deux positions : le dossier judiciaire est antérieur à son voyage à Lubumbashi et les arguments de la partie adverse doivent être présentés devant la justice, et non dans les médias.
Tenplar Ngwadi
