La Plateforme Agir pour des Élections Transparentes et Apaisées (AETA) appelle à la relance des opérations préélectorales en République Démocratique du Congo, en perspective des échéances électorales prévues à l’horizon 2028.
Dans un communiqué publié le 28 septembre 2026, cette plateforme de la société civile dit accueillir favorablement les informations faisant état d’une rencontre entre le Vice-premier ministre, ministre du Budget, et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), consacrée à la question du financement du processus électoral.
Poursuivre la préparation électorale
Pour l’AETA, cette démarche rejoint les recommandations formulées dans son analyse technique publiée le 19 septembre 2025 sur la perspective d’élections à l’horizon 2028. L’AETA estime que la préparation électorale doit se poursuivre tant qu’aucune disposition juridique n’impose à la CENI de suspendre ou d’arrêter les opérations préélectorales.
Elle considère ainsi que la feuille de route électorale doit continuer à servir de cadre de référence pour les préparatifs.
La cartographie et l’enrôlement au cœur des préparatifs
L’AETA souligne par ailleurs l’importance d’anticiper les opérations préélectorales. Selon la plateforme, cette anticipation permettrait de mieux préparer le processus électoral et de disposer d’éléments techniques nécessaires à d’éventuelles réformes politiques et électorales.
La société civile insiste sur la cartographie des opérations et l’enrôlement des électeurs. Elle estime que l’absence de ces étapes pourrait compliquer le respect du calendrier, en raison des contraintes de temps qui ont, selon elle, régulièrement affecté l’efficacité des processus électoraux en RDC.
Le financement de la CENI pointé du doigt
L’AETA s’appuie également sur le rapport annuel d’activités de la CENI couvrant la période d’avril 2025 à mars 2026 et présenté à l’Assemblée nationale en mai 2026. La plateforme relève que le retard accumulé dans la préparation des prochaines élections est lié au non-décaissement des fonds destinés à la CENI.
Un appel au président de la République et au gouvernement
Malgré la prééminence des questions sécuritaires et politiques, l’AETA recommande au président de la République de veiller personnellement à la relance des opérations préélectorales.
Elle appelle également le gouvernement, particulièrement à travers le ministère des Finances, à concrétiser la collaboration interinstitutionnelle nécessaire à la reprise du processus électoral, que la plateforme affirme être restée en veilleuse depuis près de trois ans.
Un possible signal de décrispation politique
Pour l’AETA, le démarrage des activités préélectorales dans le contexte actuel pourrait constituer un signal susceptible de contribuer à la décrispation du climat politique. La plateforme évoque à ce propos l’exemple de 2016, année au cours de laquelle l’enrôlement des électeurs avait, selon elle, commencé avant la poursuite du dialogue politique.
Elle estime que la préparation technique du processus électoral peut ainsi avancer parallèlement aux discussions politiques.
Dans son communiqué signé à Kinshasa le 28 septembre 2026, l’AETA réaffirme donc la nécessité de poursuivre la préparation des élections de 2028, en mettant l’accent sur le financement, la planification technique et la continuité des opérations préélectorales.
La Gazette du Continent
