La Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo franchit une étape importante dans le renforcement de la protection sociale de son personnel. Une convention d’abonnement médical conclue avec l’Hôpital Biamba Marie Mutombo prévoit la prise en charge des juges, des agents de la haute juridiction ainsi que de leurs dépendants.
Cette initiative, soutenue par le gouvernement congolais à travers les ministères du Budget et de la Santé, constitue une première dans l’histoire de cette institution.

Une avancée inédite sous Dieudonné Kamuleta
La Cour constitutionnelle entend renforcer le bien-être social de ses membres et de son personnel. Cette volonté se concrétise par la mise en place d’une convention d’abonnement médical destinée à faciliter l’accès aux soins de santé des juges, des agents et des membres de leurs familles.
La cérémonie de présentation de cet accord s’est déroulée le vendredi 9 octobre 2026 au siège de la haute juridiction, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Elle s’est tenue en présence du président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga, également président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Plusieurs personnalités judiciaires et administratives ont pris part à cette rencontre, notamment les juges Christian Jalar Yuma, Aristide Kahindo et Marthe Odio, ainsi que des membres du cabinet du président de la Cour constitutionnelle.
L’Hôpital Biamba Marie Mutombo était représenté par son administrateur délégué, Me Mpoy Louman. Des représentants du vice-premier ministre chargé du Budget et du ministre de la Santé ont également assisté à la cérémonie, témoignant de l’accompagnement des pouvoirs publics dans cette démarche.

Une convention pour protéger les juges, les agents et leurs dépendants
Le moment central de la cérémonie a été l’échange solennel des exemplaires de la convention signée entre Dieudonné Kamuleta Badibanga et Me Mpoy Louman, au nom de l’établissement hospitalier.
Cet accord vise à élargir la prise en charge médicale aux membres et au personnel de la Cour constitutionnelle, en incluant leurs dépendants. Il s’inscrit dans une démarche de renforcement de la protection sociale au sein de cette institution chargée de veiller au respect de la Constitution.
Au-delà de son caractère inédit, cette initiative entend apporter une réponse aux besoins sanitaires des bénéficiaires et contribuer à leur offrir de meilleures conditions de vie et de travail.
Les modalités pratiques de prise en charge, notamment les prestations couvertes et les conditions d’accès aux soins, relèvent des dispositions prévues par la convention.
La couverture santé universelle en toile de fond
Selon l’exposé des motifs, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre progressive de la politique nationale de santé et dans l’engagement de la République Démocratique du Congo en faveur de la couverture santé universelle.
Les pouvoirs publics affichent leur volonté d’améliorer l’accès équitable à des soins de santé de qualité. Cette orientation concerne notamment les agents des institutions publiques et les personnes assimilées, qui doivent pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale adéquate et continue.
La convention conclue entre la Cour constitutionnelle et l’Hôpital Biamba Marie Mutombo s’inscrit ainsi dans cette dynamique, avec l’ambition de renforcer la protection sanitaire des bénéficiaires et de leurs familles.
L’implication des ministères du Budget et de la Santé souligne, par ailleurs, l’importance de la collaboration entre les institutions publiques et les structures sanitaires dans la concrétisation de cette initiative.

Pour une meilleure efficacité au travail
Dans son mot de circonstance, Dieudonné Kamuleta Badibanga a mis l’accent sur le lien entre le bien-être social des collaborateurs et leur rendement professionnel.
Le président de la Cour constitutionnelle a souligné que les agents donnent le meilleur d’eux-mêmes lorsqu’ils évoluent dans un environnement leur garantissant des conditions de travail et de vie adéquates. Il a, dans cette perspective, appelé les différentes parties prenantes à assumer pleinement leurs responsabilités afin d’assurer l’application effective de la convention.
Cette démarche traduit une approche qui considère la protection sociale comme un levier de motivation, de stabilité et d’efficacité au sein des institutions publiques.
Avec cette convention médicale, la Cour constitutionnelle franchit ainsi une nouvelle étape dans l’amélioration des conditions sociales de ses juges et de ses agents. Le défi sera désormais d’assurer une mise en œuvre effective du dispositif, afin que les bénéficiaires et leurs dépendants puissent accéder aux prestations prévues dans le cadre de cet accord.
La Gazette du Continent
