L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) condamne le meurtre de Vincent Mwana Mulenda, président de chambre à la Cour d’appel de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
Dans un communiqué publié ce 23 septembre 2026 à Kinshasa, l’organisation de défense des droits humains indique que le magistrat a été tué dans la nuit du 20 au 21 septembre 2026, sur l’avenue Debonias, dans le quartier Bel-Air, commune de Kampemba, à Lubumbashi.
Selon l’ACAJ, le haut magistrat a été pris pour cible par des hommes habillés en tenue civile, dont l’identité n’a pas été établie à ce stade.
Une enquête judiciaire attendue
L’ACAJ salue l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de ce meurtre, enquête qu’elle indique avoir été requise par le ministre de la Justice. L’ACAJ souhaite que les investigations permettent d’établir avec précision les circonstances du décès du magistrat, d’identifier les personnes impliquées et de déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire.
Elle demande également que les auteurs présumés soient arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes afin de répondre de leurs actes conformément à la loi.
L’ACAJ appelle à renforcer la sécurité des magistrats
Au-delà de ce cas, l’organisation recommande aux pouvoirs publics de renforcer les mesures de sécurité en faveur des personnes et de leurs biens.
Elle insiste particulièrement sur la protection des professionnels du droit, notamment les magistrats, compte tenu de leur rôle dans le fonctionnement de la justice et de l’État de droit.
Pour l’ACAJ, les autorités doivent veiller à ce que les professionnels de la justice puissent exercer leurs fonctions dans des conditions garantissant leur sécurité et leur indépendance.
Le meurtre de Vincent Mwana Mulenda intervient ainsi dans un contexte où l’ACAJ appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire et à prendre des mesures permettant de mieux protéger les acteurs de la justice à Lubumbashi et dans l’ensemble du pays.
La Gazette du Continent
