La directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz-Moto, a défendu une approche de régulation axée sur l’accompagnement des opérateurs afin de faciliter les investissements dans le secteur électrique en République démocratique du Congo.
Intervenant lors du sixième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, consacré à l’accès durable à l’eau et à l’électricité, elle a notamment mis en avant les efforts visant à lever les blocages administratifs et à améliorer le traitement des réclamations des consommateurs.

« J’ai une approche plus pédagogique que policière », a déclaré Soraya Aziz-Moto, soulignant sa volonté de privilégier l’accompagnement plutôt que la sanction.
Cette démarche vise notamment à débloquer des projets déjà avancés, mais confrontés à des difficultés administratives. Selon la directrice générale de l’ARE, l’autorité de régulation a examiné 45 projets représentant une capacité cumulée d’environ 2,6 gigawatts.

Au-delà de l’accompagnement des opérateurs, l’ARE entend également renforcer la prise en charge des préoccupations des consommateurs. À cet effet, une plateforme numérique de réclamations a été mise en place pour permettre le signalement des factures contestées, des coupures d’électricité et des problèmes de tension.
Le régulateur dispose d’un délai de 30 jours pour statuer sur ces réclamations. Au cours de ses 100 premiers jours, l’ARE a traité une vingtaine de dossiers et rendu 12 décisions.

À travers cette approche combinant accompagnement des opérateurs, traitement des obstacles administratifs et gestion des plaintes des consommateurs, l’ARE entend contribuer à l’amélioration de la régulation et à la progression des investissements dans le secteur de l’électricité.
Jean-Claude Mombong Mass
