La Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, est arrivée le 21 septembre 2026 à New York pour participer à la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. Son séjour est marqué par un agenda diplomatique, sécuritaire, sanitaire et économique particulièrement dense.
À son arrivée, elle a été accueillie notamment par le représentant permanent de la RDC auprès de l’ONU, Zénon Mukongo Ngay, l’ambassadrice de la RDC à Washington, Yvette Ngandu, ainsi que la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.

La sécurité dans l’Est au cœur du discours
Avant son intervention prévue le 23 septembre 2026 à la tribune de l’ONU, Judith Suminwa doit multiplier les rencontres bilatérales et les échanges avec les partenaires internationaux.
La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC devrait occuper une place centrale dans son message. Kinshasa entend notamment rappeler les décisions du Conseil de sécurité, dont la résolution 2773 adoptée en 2025, qui demande au Rwanda de cesser son soutien au M23 et de retirer ses forces du territoire congolais.
La RDC devrait également plaider pour la mise en œuvre effective de ces décisions, la protection des populations civiles ainsi que le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.
Ebola et renforcement du système de santé
La résurgence de la maladie à virus Ebola figure également parmi les priorités de cette mission. Le Gouvernement congolais entend mettre en avant les moyens mobilisés pour la riposte, dont une enveloppe de 50 millions de dollars américains sur ressources propres.
La Première ministre doit notamment rencontrer la direction du CDC américain ainsi que des responsables d’Africa CDC. Ces échanges devraient porter à la fois sur la réponse à l’épidémie actuelle et sur le renforcement durable des capacités nationales en matière de surveillance épidémiologique, de laboratoires et de réponse aux urgences sanitaires.
Forêts, climat et financement
L’environnement constituera un autre axe de la présence congolaise à New York. Kinshasa entend mettre en avant l’importance des forêts et des tourbières du bassin du Congo dans la régulation climatique et le stockage du carbone.
La RDC devrait plaider pour des partenariats permettant de préserver ces écosystèmes tout en soutenant son développement économique et social. Le financement climatique et la valorisation durable des ressources naturelles devraient ainsi figurer parmi les sujets abordés.
Un important volet économique
Le programme de Judith Suminwa comporte également une forte dimension économique. Une rencontre avec plus de 450 représentants d’entreprises américaines est prévue à Hudson Yards, autour des opportunités d’investissement en RDC, notamment dans les mines, l’énergie, les infrastructures et le numérique.
Le projet du barrage d’Inga devrait occuper une place particulière dans ces échanges. La Première ministre doit notamment participer au lancement du Comité USA-RDC consacré à ce projet énergétique.
Une série de rencontres bilatérales
En marge de l’Assemblée générale, Judith Suminwa doit prendre part à plusieurs rencontres thématiques et bilatérales. Son agenda prévoit notamment des échanges avec des responsables d’Antigua-et-Barbuda, du Sénégal, des Émirats arabes unis et de Trinité-et-Tobago.
Des rencontres sont également annoncées avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi qu’avec des responsables du PNUD, d’ONU Femmes, du HCR, de l’UNFPA, de l’OMS, du PAM, de l’OIM et de la BAD.
La Première ministre doit aussi échanger avec des responsables de l’Espagne, du Portugal, du Vietnam et des États-Unis.
Du 22 au 28 septembre2026, la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale offre ainsi à la RDC l’occasion de porter ses priorités sur la paix et la sécurité, la santé, l’environnement, la coopération internationale et l’attraction des investissements.
La Gazette du Continent
