Le « Lion du Pandjir », chef de l’armée islamique et figure de résistance afghane contre les Russes puis les talibans, est tué lors d’un attentat-suicidé d’Al-Qaïda. Le 9 septembre 2001, le commandant Massoud est assassiné par deux faux journalistes, vrais membres d’Al-Qaïda.
Cet assassinat a eu un grand retentissant et fut un succès pour Al-Qaïda. Pour la première fois, les responsables de l’organisation atteignirent en effet une de leurs principales cibles, après les États-Unis (le 11 septembre). Les deux terroristes étaient porteurs de passeports belges volés à Strasbourg et La Haye. Ce 9 septembre 2001, le chef de l’Alliance du Nord, figure emblématique de la résistance aux talibans, se trouvait à Kawja Bahaudinne (Afghanistan), sa base de repli ; il ne se méfie pas des deux hommes, le journaliste et un cameraman, venus l’interviewer pour une chaîne prétendument appelée Arabic News International (ANI-TV).
À la question du journaliste : « Commandant, que ferez-vous d’Oussama Ben Laden lorsque vous aurez reconquis tout l’Afghanistan ? », le commandant Ahmad Chah Massoud ne peut s’empêcher d’éclater de rire à la question posée par le journaliste de télévision. Quelques secondes plus tard, une explosion le projette au sol. Le visage criblé d’éclats, démembré, il mourra peu de temps après.
Jean-Claude Mombong Mass
