Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné fermement la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), présidé par l’ancien chef de l’État congolais Joseph Kabila. Il juge « déplorable, incompréhensible et inacceptable » qu’un ancien président, qui a lui-même été confronté aux ravages des rébellions armées, prenne la tête d’un mouvement politico-militaire visant à accéder au pouvoir par les armes.
Pour le chef de la diplomatie belge, cette démarche est « profondément illégitime ». Il a également averti que toute personne qui emprunte cette voie « devra en assumer pleinement la responsabilité ».
Face à l’évolution de la situation en République démocratique du Congo, Maxime Prévot a réaffirmé la position de Bruxelles selon laquelle il n’existe « aucune solution militaire au conflit ». Il a ainsi exhorté toutes les parties à privilégier le dialogue pour parvenir à une issue à la crise.
Le ministre belge a toutefois reconnu la lenteur des processus de Doha et de Washington, engagés pour favoriser une résolution du conflit. Il a néanmoins souligné que ces initiatives offrent un cadre accepté par toutes les parties, avec de nouvelles réunions prévues au cours de ce mois et du mois prochain.
À travers cette prise de position, Bruxelles condamne la voie politico-militaire associée au FRN et réitère son appel à la poursuite des efforts diplomatiques pour résoudre le conflit par le dialogue.
La Gazette du Continent
