Dans une tribune consacrée à la souveraineté nationale, Rolain Mena Sakameso, président de LRC, plaide pour des institutions fortes, le respect de la Constitution et la primauté de l’intérêt général dans un contexte politique marqué par les remous suscités par le nouveau FRN de Joseph Kabila.
Dans le contexte politique actuel, marqué par les remous suscités par le nouveau FRN de Joseph Kabila, la République démocratique du Congo a plus que jamais besoin d’institutions fortes, stables et respectées, pleinement attachées à la défense de l’intérêt général. C’est la position défendue par Rolain Mena Sakameso, président de LRC, qui fait du soutien aux institutions républicaines un impératif de souveraineté nationale.
Selon lui, la consolidation de l’État ne peut reposer uniquement sur les ambitions des acteurs politiques. Elle exige le respect de la Constitution, la continuité de l’action publique, la stabilité des institutions et la primauté de l’intérêt national sur les intérêts particuliers.
Dans cette perspective, le président de LRC rappelle que le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, exerce les responsabilités que lui confère la Constitution. Il estime que le débat politique doit pouvoir se poursuivre librement, tout en respectant les règles républicaines, l’ordre constitutionnel et les mécanismes légaux de résolution des différends.
Pour Rolain Mena Sakameso, soutenir les institutions de la République revient à défendre la continuité de l’État, la légitimité constitutionnelle et la souveraineté du peuple congolais. Cet engagement implique également que chaque institution assume pleinement ses responsabilités, dans le respect de ses compétences et de l’équilibre des pouvoirs.
Il met en garde contre les conséquences des rivalités politiques, qui risquent, selon lui, d’affaiblir davantage l’autorité de l’État, de détourner l’attention des priorités nationales et de compromettre les efforts nécessaires à la paix, à la sécurité et au développement.
Le président de LRC souligne également l’importance de la cohésion nationale face aux enjeux géopolitiques liés aux ressources naturelles de la RDC. À ses yeux, la solidité des institutions constitue un atout stratégique pour défendre les intérêts du pays, négocier ses partenariats et garantir que ses richesses contribuent effectivement au bien-être de la population.
Son plaidoyer porte ainsi sur une République dans laquelle les institutions fonctionnent, la justice agit en toute indépendance, les lois s’appliquent à tous et les divergences politiques se règlent par le dialogue et les voies constitutionnelles.
Rolain Mena Sakameso insiste par ailleurs sur le fait que l’unité nationale ne suppose pas l’uniformité des opinions. Elle repose plutôt sur la capacité des Congolais à préserver l’essentiel malgré leurs différences : l’intégrité territoriale, la paix, la souveraineté nationale et la dignité du peuple.
« La République est au-dessus des individus, la Constitution au-dessus des ambitions personnelles et l’intérêt du peuple au-dessus des intérêts particuliers », soutient-il.
Pour le président de LRC, la consolidation des institutions doit donc se poursuivre dans un esprit de responsabilité républicaine, afin que la souveraineté de la République démocratique du Congo ne demeure pas un simple idéal proclamé, mais devienne une réalité politique, économique et sociale au bénéfice de tous les Congolais.
Jean-Claude Mombong Mass
