Des cadres de l’Office des Routes participent, du 19 au 23 octobre 2026, à une formation consacrée au management stratégique en période d’incertitude radicale. L’initiative vise à renforcer leurs capacités de gestion, à promouvoir une administration axée sur les résultats et à améliorer l’exécution des projets de cet établissement public.
Renforcer les capacités des cadres face aux défis de gestion
L’Office des Routes mise sur le renforcement des compétences de ses cadres pour améliorer son fonctionnement et l’efficacité de ses interventions. C’est dans cette perspective qu’une formation sur le thème « Management stratégique en période d’incertitude radicale » se tient du 19 au 23 octobre 2026 à l’intention des responsables de cet établissement public.
Cette session de formation met l’accent sur les méthodes de gestion stratégique, la rationalité dans la prise de décision, le pragmatisme et l’obligation de résultats. Elle s’inscrit dans une démarche visant à doter les directeurs d’agences et les autres cadres des outils nécessaires pour mieux assumer leurs responsabilités et contribuer à la réalisation des objectifs de l’Office des Routes.
Pour Harold Badibanga, coordonnateur au cabinet du directeur général de l’Office des Routes, cette initiative traduit la volonté de la direction générale de faire du renforcement des capacités un levier d’amélioration des performances de l’établissement.
Il souligne que le directeur général, lui-même professeur d’université, accorde une importance particulière à la formation continue du personnel. Selon lui, les responsables d’un établissement public doivent régulièrement actualiser leurs connaissances et remettre en question leurs méthodes de travail afin de répondre aux exigences de leur mission.
« Il s’agit de renforcer les capacités des directeurs des agences et des cadres de l’Office des Routes sur le fonctionnement axé sur les résultats, la rationalité et le pragmatisme », explique Harold Badibanga.
Au terme de cette formation de cinq jours, les organisateurs et les participants devront apprécier le niveau d’atteinte des objectifs fixés. Dès la première journée, le coordonnateur au cabinet du directeur général relève toutefois une dynamique encourageante, marquée par les échanges entre formateurs et apprenants ainsi que par la convergence des idées.
La culture des résultats au cœur de l’apprentissage
Pour le professeur Godé Atshewel-Okel Muntungi, l’un des formateurs, l’objectif principal est d’inculquer aux cadres de l’Office des Routes une véritable culture des résultats.
Cette approche entend faire évoluer les pratiques de gestion en mettant l’accent sur les objectifs à atteindre et sur la réalisation effective des projets, plutôt que sur les seules procédures administratives.
« Notre objectif, c’est d’inculquer aux cadres de l’Office des Routes la culture des résultats, ce que veut le management », explique le professeur Godé Atshewel-Okel Muntungi.
Le formateur précise que la démarche commence par le management stratégique, avec la transmission des principes et des outils permettant aux responsables de mieux définir leurs orientations, d’anticiper les difficultés et de prendre des décisions adaptées.
Cette première étape devrait être complétée par un apprentissage du management opérationnel. L’ambition est de permettre aux cadres de traduire les orientations stratégiques en actions concrètes, afin de favoriser la réalisation effective des projets de l’Office des Routes.
Le CRIC insiste sur la formation continue
Le Centre de recherche indépendant et interdisciplinaire congolais (CRIC), associé à cette initiative, insiste également sur la nécessité d’adapter régulièrement les compétences professionnelles aux réalités du terrain.
Son directeur général, le professeur Jacques Ebweme Yonzaba, salue l’engagement de la direction générale de l’Office des Routes en faveur du renforcement des capacités de ses cadres.
Pour lui, la formation initiale ne suffit pas toujours à préparer les professionnels à toutes les exigences qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Les responsabilités évoluent, les environnements de travail changent et de nouvelles compétences deviennent nécessaires.
« Pour attendre des résultats de telles personnes, de tels individus, il est obligatoire qu’on relève leur niveau et qu’on essaie de renforcer leurs capacités ». Le professeur Jacques Ebweme Yonzaba indique que les programmes ont été élaborés dans une dynamique de concertation avec les responsables concernés. Il souligne également l’importance du choix des formateurs et de la définition préalable des objectifs pédagogiques.
Il annonce par ailleurs une évaluation de la formation, tant du côté des organisateurs que de celui de l’Office des Routes. Cette démarche devra permettre de mesurer les acquis et d’apprécier les changements attendus dans les pratiques professionnelles des participants.
Pour le responsable du CRIC, la formation ne doit donc pas se limiter à la transmission de connaissances. Elle doit se traduire par des changements concrets dans la manière de travailler, de gérer et d’obtenir des résultats.
Une perspective d’extension aux directions provinciales
Au-delà des cadres présents à cette première session, la question de l’élargissement de la formation à d’autres responsables de l’Office des Routes est également évoquée.
Ernest Moke, directeur de la formation, estime qu’il faut procéder par étapes pour atteindre progressivement l’ensemble du personnel concerné à travers le pays.
S’appuyant sur l’exemple des douze disciples de Jésus-Christ, auxquels une mission a été confiée avant que leur action ne s’étende à une plus grande échelle, il souligne la nécessité de commencer par un premier groupe avant d’envisager une extension du programme.
Selon lui, les participants actuels constituent ainsi un point de départ. Avec l’appui du directeur général et des chefs de département, la formation pourrait ensuite être étendue aux directeurs provinciaux aux responsables chargés de la gestion des activités sur le terrain.
Cette perspective répond à un enjeu important pour un établissement dont les missions nécessitent une coordination entre les structures centrales et les représentations provinciales.
De la formation à l’amélioration des performances
Prévue sur cinq jours, du 19 au 23 octobre 2026, la formation aborde dans son premier module, les fondamentaux du management stratégique.
La première séquence, animée le 19 octobre 2026 par le professeur Godé Atshewel-Okel Muntungi, porte sur la compréhension du management stratégique. La deuxième, assurée le même jour par le professeur Mhammed Echkoundi intervenant depuis la France, traite des quatre composantes du management stratégique de la Formation, Expertise et Conseil (FCE), selon l’intitulé communiqué par les organisateurs.
À travers cette initiative, l’Office des Routes entend faire du renforcement des compétences un instrument d’amélioration de sa gestion et de ses performances. L’enjeu sera désormais de transformer les connaissances acquises en pratiques professionnelles mesurables, notamment dans la planification, la conduite des activités et l’exécution des projets. L’évaluation annoncée à l’issue de la session permettra d’apprécier les acquis et de déterminer les suites à donner à cette démarche de formation continue.
La Gazette du Continent
