L’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 9 000 cas confirmés, avec un bilan de 4 410 décès. Selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), arrêté au 12 octobre 2026, le cumul s’élève à 9 144 cas confirmés dans sept provinces et 65 zones de santé, pour un taux de létalité de 48,2 %.
Au cours des dernières 24 heures, 79 nouveaux cas ont été confirmés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo. Dans le même temps, 29 patients supplémentaires ont été déclarés guéris, portant le total à 2 418. Par ailleurs, 899 personnes restent prises en charge dans les centres d’isolement et de traitement.
La situation demeure particulièrement préoccupante au Nord-Kivu, où le taux d’occupation des lits atteint 89 %. Face à cette pression sur les structures de prise en charge, un nouveau centre de traitement doit ouvrir le 15 octobre à Musienene.
Le suivi des contacts constitue un autre défi pour les équipes de riposte. Son taux s’établit à 77,6 %, soit un niveau encore inférieur à l’objectif de 95 %. Au Nord-Kivu, cette proportion est plus faible, atteignant 71,8 %.
Sur le front de la vaccination, les opérations se poursuivent auprès des personnels de première ligne en Ituri et au Haut-Uélé. En revanche, le stock de vaccins est épuisé au Bas-Uélé.
Avec 9 144 cas confirmés et 4 410 décès recensés au 12 octobre, la riposte contre Ebola reste confrontée à des défis importants, notamment la progression des nouvelles infections, la pression sur les structures de traitement et les difficultés liées au suivi des contacts et à la disponibilité des vaccins.
Tenplar Ngwadi
