Le Mouvement de la Société Civile du Congo (MSCO) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de choléra signalés dans plusieurs zones de santé de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Par la voix de son président, le Dr Joseph Baraka, cette organisation de la société civile appelle les autorités compétentes et la Régie de distribution d’eau (Régideso) à renforcer les mesures de prévention à travers l’approvisionnement des populations en eau potable et la mise à disposition de produits adaptés au traitement et à la désinfection de l’eau.
Dans son alerte, la Coordination nationale du MSCO exprime ses préoccupations face à l’évolution de cette maladie infectieuse, qui constitue une menace pour la santé publique, particulièrement dans les zones où l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires adéquates demeure insuffisant.
Le MSCO préoccupé par la multiplication des cas
Selon le Dr Joseph Baraka, les bureaux de la Coordination nationale du Mouvement de la Société Civile du Congo constatent une augmentation des cas de choléra dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu. Face à cette situation, le MSCO estime nécessaire de renforcer rapidement les actions de prévention et de sensibilisation afin de limiter la propagation de la maladie au sein des communautés.
L’organisation insiste sur la responsabilité des services publics et des autorités locales dans la protection des populations. Elle appelle à une réponse qui associe l’accès à l’eau potable, l’amélioration des conditions d’hygiène et l’orientation rapide des personnes présentant des symptômes vers les structures sanitaires.
Le choléra, une maladie infectieuse potentiellement mortelle
Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë provoquée par la bactérie Vibrio cholerae. La contamination survient principalement par la consommation d’eau ou d’aliments souillés par les matières fécales d’une personne infectée. La maladie se manifeste notamment par des diarrhées aqueuses abondantes, parfois accompagnées de vomissements. Sans prise en charge rapide, la perte importante d’eau et de sels minéraux peut provoquer une déshydratation sévère et entraîner la mort en quelques heures dans les cas les plus graves.
Pour le président du MSCO, la gravité de cette maladie impose une mobilisation de tous les acteurs concernés afin de protéger les populations exposées et d’éviter une aggravation de la situation sanitaire dans les zones touchées.
Appel à la Régideso et aux autorités pour garantir l’eau potable
Pour faire face à cette recrudescence, le Dr Joseph Baraka demande à la Régideso et aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour garantir aux habitants un accès suffisant à une eau potable de qualité. Le MSCO plaide également pour la disponibilité de produits adaptés au traitement et à la désinfection de l’eau, capables d’éliminer les agents pathogènes responsables de la contamination.
Cette démarche vise à réduire les risques liés à la consommation d’eau insalubre, considérée comme l’une des principales voies de transmission du choléra. L’organisation appelle ainsi les responsables concernés à renforcer le contrôle de la qualité de l’eau distribuée et à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène dans les ménages, les lieux publics et les espaces de travail.
Le lavage des mains et l’assainissement au cœur de la prévention
Au-delà de l’intervention des pouvoirs publics, le MSCO invite la population à adopter des comportements susceptibles de limiter la propagation de la maladie. Parmi les principales mesures recommandées figurent le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, notamment avant de préparer ou de consommer des aliments et après être allé aux toilettes.
Le Dr Joseph Baraka insiste également sur la nécessité de bien laver les fruits et les légumes avec une eau potable avant leur consommation. Il recommande, par ailleurs, de maintenir les latrines et les toilettes propres, d’assurer un bon assainissement des habitations et de préserver la salubrité des lieux de travail.
Le stockage de l’eau doit également se faire dans des récipients propres et couverts afin d’éviter toute contamination. Lorsque la qualité de l’eau n’est pas garantie, son traitement par une méthode appropriée est essentiel avant consommation. Pour le MSCO, l’amélioration durable des conditions d’hygiène et d’assainissement constitue un élément important de la lutte contre le choléra, en complément des mesures prises par les services sanitaires.
Le MSCO met en garde contre l’automédication
Le président du Mouvement de la Société Civile du Congo recommande aux habitants des zones touchées de ne pas recourir à l’automédication en cas de diarrhée aqueuse abondante ou de vomissements répétés. Il les exhorte plutôt à conduire rapidement les personnes malades vers une structure sanitaire pour une évaluation médicale et une prise en charge adaptée.
En cas de suspicion de choléra, la réhydratation doit commencer sans délai, notamment à l’aide d’une solution de réhydratation orale correctement préparée, si la personne est consciente et capable de boire. Cette mesure ne doit toutefois pas retarder le transfert vers un centre de santé. Les formes graves nécessitent une réhydratation urgente et une surveillance médicale. Une prise en charge précoce permet de réduire considérablement le risque de complications et de décès.
Un appel à la mobilisation collective
À travers cette alerte, le MSCO appelle les autorités publiques, la Régideso, les services sanitaires et les communautés à unir leurs efforts pour freiner la propagation du choléra au Sud-Kivu. L’organisation estime que la lutte contre cette maladie nécessite une action coordonnée, fondée sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement du milieu, la sensibilisation de la population et la prise en charge rapide des personnes infectées.
Le Dr Joseph Baraka invite ainsi chaque citoyen à respecter les règles élémentaires d’hygiène et à signaler rapidement les symptômes suspects aux professionnels de santé. Pour le MSCO, la prévention et la responsabilité collective restent essentielles pour protéger les populations et limiter les conséquences de cette maladie évitable et potentiellement mortelle.
La Gazette du Continent
