Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a vivement réagi à la récente adresse de l’ancien président Joseph Kabila, qui avait estimé que « le Congo est en péril » et accusé le pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi d’« institutionnaliser le tribalisme et le népotisme ».
Dans une publication sur X, le membre du gouvernement dénonce ce qu’il considère comme une attitude de trahison en pleine agression contre la République démocratique du Congo.
Sans nommer directement Joseph Kabila, Jean-Pierre Lihau ouvre sa réaction par une formule particulièrement virulente : « Le paroxysme de la PERFIDIE ! » Il reproche à l’ancien chef de l’État, qu’il affirme être accusé de haute trahison, de se dévoiler, selon lui, « comme un agent de l’ennemi et un collabo » alors que le pays fait face à une agression.
Le vice-Premier ministre évoque également les 18 années de règne de Joseph Kabila, qu’il associe à la « fourberie » et à l’« infiltration ». Il accuse l’ancien président de vouloir rééditer ses « exploits » de 1997 avec les mêmes alliés, qu’il désigne comme étant les Rwandais.
Pour étayer son argumentaire, Jean-Pierre Lihau revient sur les événements de 1997 et de 2001. Il affirme que les forces rwandaises avaient contribué au renversement de Mobutu Sese Seko en plaçant l’un des leurs à la tête de l’armée congolaise. Il leur attribue également la responsabilité de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila en 2001, après avoir, selon lui, provoqué des massacres de millions de Congolais.
Le ministre défend ensuite le bilan de la situation héritée par Félix Tshisekedi à son arrivée au pouvoir. Selon lui, le président congolais a pris les commandes d’un pays « infiltré, déstructuré et rongé de l’intérieur », où le M23 existait déjà, avec plus de 150 groupes armés actifs et une situation socio-économique qu’il qualifie d’« exsangue et catastrophique ».
Dans sa publication, Jean-Pierre Lihau estime que les Congolais ne sont plus dupes et qu’ils sauront distinguer les responsabilités dans la crise actuelle. Il les appelle à prendre leurs responsabilités sans céder aux « intimidations irresponsables ».
Réaffirmant son attachement à l’unité nationale, le vice-Premier ministre soutient que la République démocratique du Congo demeure « une et indivisible » et qu’elle se relèvera des épreuves qu’elle traverse.
Il conclut son message en assurant que la justice finira par rattraper les ennemis de la République, qu’il considère comme « désormais connus », avant de lancer cet appel : « Avançons ! »
La Gazette du Continent
