Le syndicat kényan des médecins, pharmaciens et dentistes (KMPDU) a appelé mercredi le gouvernement à renforcer d’urgence la protection des personnels de santé après la confirmation du premier cas importé de maladie à virus Ebola au Kenya. Le patient est décédé lundi à Nairobi.
Le KMPDU demande que tous les professionnels de santé susceptibles d’avoir été en contact avec le patient soient immédiatement identifiés, placés sous surveillance médicale et bénéficient, si nécessaire, d’un soutien psychologique ainsi que d’un suivi approprié.
« Nos personnels de santé ne doivent pas être le maillon faible de notre réponse. Ils doivent en être la première ligne de protection », a déclaré le secrétaire général du syndicat, Davji Atellah.
Selon le ministère de la Santé, 28 personnes ayant été en contact avec le patient ont été identifiées, ainsi que 23 passagers et quatre membres d’équipage du vol emprunté par le malade.
Face à cette situation, le syndicat appelle également les autorités à garantir une recherche des contacts « rigoureuse, rapide et transparente » et à communiquer régulièrement des informations précises au public afin d’éviter la propagation de fausses informations.
Le KMPDU réclame par ailleurs une vérification immédiate des capacités des unités d’isolement et de traitement des maladies infectieuses dans les établissements régionaux de référence. Cette évaluation devrait notamment porter sur la disponibilité des équipements de protection, le personnel formé et les protocoles de prévention des infections.
Le syndicat demande enfin que les représentants des personnels de santé soient associés aux structures nationales et locales chargées de la gestion de la réponse à l’épidémie. Pour le KMPDU, les soignants de première ligne sont les mieux placés pour identifier les éventuelles failles du système et contribuer à leur prise en charge.
La Gazette du Continent
