À l’occasion d’un point de presse tenu vendredi 2 octobre à Kinshasa, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a présenté l’évolution de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola (MVE17), les résultats enregistrés dans la riposte ainsi que les prochaines étapes pour renforcer le contrôle de l’épidémie.
Les données présentées font état d’une tendance générale à la baisse des cas après le pic enregistré fin juillet. Le taux de reproduction effectif (Rt) national est ainsi passé de 1,15 au 1er août à 0,97. Dans le même temps, la positivité des tests diminue alors que le volume de dépistage augmente.

Sur les 63 zones de santé touchées, 19 ont franchi 21 jours sans enregistrer de nouveau cas, dont 11 depuis plus de 42 jours. Le suivi des contacts a également connu une progression, passant d’environ 28 % en mai à 82 % au 28 septembre.
Malgré ces indicateurs encourageants, la transmission demeure active dans plusieurs foyers, notamment en Ituri et au Nord-Kivu. La riposte reste ainsi mobilisée autour de la rupture des chaînes de transmission, du renforcement de la surveillance et de l’amélioration de la détection précoce.
Le ministère a également mis l’accent sur la gestion des ressources financières mobilisées pour la riposte. Sur les 97 partenaires présents sur le terrain, environ 25 % seulement ont, à ce stade, justifié les ressources financières mobilisées en faveur de la RDC.

Selon les données présentées, environ 227 millions de dollars américains ont été mobilisés dans le premier plan de riposte, dont près de 99 millions de dollars resteraient non utilisés par les partenaires.
Face à cette situation, le ministère entend renforcer le contrôle, la transparence et la redevabilité dans la gestion des financements. Désormais, aucun partenaire ne pourra intervenir sur le terrain sans accréditation. Celle-ci sera liée à la déclaration des ressources reçues, de leur provenance et de leur affectation.
Les partenaires déjà présents sur le terrain devront également se conformer à cette exigence.

La riposte se poursuit ainsi avec pour priorités de rompre les chaînes de transmission, renforcer la surveillance, améliorer la détection précoce et garantir une utilisation transparente et redevable des ressources mobilisées.
Tenplar Ngwadi
