La rentrée scolaire 2026-2027 débute ce jeudi 1er octobre au Mali dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant. Selon les chiffres communiqués pour cette rentrée, 2 444 établissements scolaires restent non fonctionnels, affectant 733 200 enfants et 14 604 enseignants.
Cette situation intervient alors que les autorités maliennes ont fixé au 1er octobre le début de l’année scolaire 2026-2027. Le ministère de l’Éducation nationale avait multiplié les concertations avec les syndicats et les différents partenaires de l’école afin de préparer la rentrée.
Les fermetures d’écoles sont principalement liées à l’insécurité et aux conséquences des violences. Dans certaines zones, des établissements ont été affectés par les attaques, tandis que d’autres sont confrontés aux déplacements de populations. La situation des enseignants affectés dans les zones concernées fait également partie des préoccupations soulevées lors des préparatifs de la rentrée.
Le nombre d’établissements non fonctionnels a connu une progression importante ces dernières années. Les chiffres communiqués font état de plus de 2 000 écoles fermées en 2025, contre 2 444 en 2026.
Les régions du nord et du centre restent particulièrement affectées par les difficultés liées à l’insécurité. Cette situation prive ainsi des centaines de milliers d’enfants d’un accès normal à l’éducation et constitue l’un des principaux défis de cette nouvelle année scolaire.
Le contexte est d’autant plus significatif que le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 « Année de l’Éducation et de la Culture ». Les autorités présentent cette initiative comme un effort national destiné à renforcer durablement le système éducatif et à investir dans le capital humain.
Pour cette rentrée, l’enjeu demeure donc particulièrement important : permettre la réouverture des établissements non fonctionnels et favoriser le retour à l’école des centaines de milliers d’enfants affectés par les fermetures.
La Gazette du Continent
