Invité mardi 29 septembre du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Raphaël Katebe Katoto a confirmé son soutien à la possibilité pour Félix Tshisekedi d’exercer plusieurs mandats. Il présente cette position comme un « point de vue personnel » et l’appuie notamment sur les réalisations qu’il attribue au chef de l’État.
Au sortir de sa rencontre avec Félix Tshisekedi, Raphaël Katebe Katoto avait déjà déclaré que le président de la République pouvait effectuer plusieurs mandats. Interrogé sur cette prise de position, il l’a assumée sans détour.
« J’ai le droit d’avoir un point de vue personnel, comme nous sommes en démocratie. Il y a d’autres qui ont des points de vue contraires, c’est leur droit », a-t-il déclaré.
Le même jour, Raphaël Katebe Katoto célébrait son anniversaire. « Je viens d’avoir 82 ans », a-t-il lancé, affirmant avoir connu plusieurs présidences, de Joseph Kasa-Vubu à Félix Tshisekedi, en passant par Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila.
Il assure que son soutien à Félix Tshisekedi ne repose ni sur son nom ni sur son appartenance ethnique, mais sur les réalisations du chef de l’État, achevées ou en cours. Il a notamment cité des aéroports internationaux, des hôpitaux, des universités, des routes et des ponts.
Selon lui, ces infrastructures ne bénéficient pas personnellement au président de la République, mais à la population. « S’il part, il ne va pas prendre avec lui les bâtiments, les routes, ni les hôpitaux », a-t-il déclaré.
Raphaël Katebe Katoto s’en est également pris à ceux qu’il qualifie de « soi-disant opposants », leur reprochant de parler au nom du peuple sans, selon lui, défendre ses intérêts. Il a résumé sa position par une formule forte : « Combattre celui qui reconstruit, c’est combattre la nation et le peuple congolais. »
« Pendant plus de 60 ans, vous avez détruit. Et aujourd’hui, vous combattez celui qui vient reconstruire. Ça n’a aucun sens », a-t-il ajouté.
Pas de durée pour achever les travaux
Interrogé sur la durée qui serait nécessaire à Félix Tshisekedi pour achever les travaux évoqués, Raphaël Katebe Katoto n’a avancé aucun délai précis.
Il a rappelé qu’il s’agissait de son opinion personnelle et que la décision appartenait au peuple. Relancé sur cette question, il a souligné l’ampleur des destructions accumulées pendant « 60 quelques années », ainsi que l’étendue du territoire congolais, au regard de ce qui a été réalisé en sept ans.
« Il faut un temps, mais je ne peux pas le déterminer », a-t-il concédé, expliquant ne pas connaître l’ensemble des programmes à venir. « Le principe, ce n’est pas le temps. Le principe, c’est encourager », a-t-il poursuivi.
Sur la question du verrou constitutionnel adopté par référendum en 2006, le débat s’est également animé. Le journaliste lui a rappelé que les Congolais s’étaient prononcés par référendum sur la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels, conformément à l’article 220 de la Constitution.
À la question de savoir si une modification de cette règle ne reviendrait pas à aller contre la volonté populaire, Raphaël Katebe Katoto a répondu : « Arrêtez d’essayer d’endormir les gens ».
Il a ensuite soutenu que la Constitution ne prévoit pas qu’un référendum puisse s’imposer « jusqu’à la fin du monde ». Selon lui, un nouveau référendum peut être organisé et le peuple peut à nouveau être consulté.
Pour Raphaël Katebe Katoto, le fait que les Congolais aient déjà été consultés en 2006 ne fermerait donc pas, à ses yeux, la possibilité d’une nouvelle consultation populaire sur cette question.
La Gazette du Continent
