À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a mis en avant les avancées enregistrées dans le secteur de l’éducation, notamment depuis la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics.
Lancée en 2019, cette réforme a permis à plus de cinq millions d’enfants supplémentaires d’accéder à l’école, selon les chiffres présentés par la cheffe du gouvernement. Au cours de l’année scolaire 2023-2024, plus de 21 millions d’enfants étaient inscrits au cycle primaire, contre 14,7 millions quatre ans auparavant.
« Au cours de l’année scolaire 2023-2024, plus de 21 millions d’enfants ont fréquenté le cycle primaire, contre 14,7 millions quatre ans auparavant. Cette progression traduit l’élargissement significatif de l’accès à l’éducation et constitue une étape importante dans la construction d’un système éducatif plus inclusif », a déclaré Judith Suminwa.
Au-delà de l’accès à l’école, le gouvernement entend désormais renforcer la qualité des apprentissages, conformément aux orientations du président de la République. Cette ambition est portée au niveau sectoriel par la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, à travers les différentes réformes engagées par son ministère.
Ces réformes concernent notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants, l’amélioration des infrastructures scolaires ainsi que le développement d’outils et de dispositifs favorisant un système éducatif plus inclusif.
Le gouvernement poursuit également le déploiement des cantines scolaires, considérées comme un levier pour améliorer la fréquentation et la rétention des élèves.
« L’accès à l’école ne suffit pas. Chaque enfant doit pouvoir apprendre dans une école sûre, inclusive et équipée, ouverte aux outils de son temps », a souligné la Première ministre.
Une attention particulière est par ailleurs accordée aux enfants en situation de vulnérabilité, notamment les filles, les enfants vivant avec handicap, les enfants déplacés et ceux vivant dans les zones affectées par les conflits.
À travers son intervention à l’ONU, le gouvernement congolais a ainsi présenté la gratuité de l’enseignement primaire comme une étape majeure dans l’élargissement de l’accès à l’éducation, tout en mettant l’accent sur une nouvelle phase consacrée à l’amélioration de la qualité.
Sous la conduite de Raïssa Malu, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend traduire cette orientation en réformes concrètes, avec l’objectif de consolider les acquis de la gratuité et de construire progressivement un système éducatif plus performant, inclusif et équitable.
La Gazette du Continent
