Au moins 68 165 élèves de la République démocratique du Congo ont subi, en 2025, des perturbations de leur scolarité liées aux inondations, selon un rapport mondial de l’Unicef publié en 2026.
Le chiffre concerne les élèves de l’enseignement préscolaire jusqu’à la fin du secondaire. Le rapport ne précise toutefois ni les provinces concernées, ni le nombre d’établissements affectés, ni la durée des interruptions de la scolarité.
Pour l’Unicef, une perturbation scolaire désigne tout événement qui interrompt, limite ou modifie l’accès normal d’un élève à l’enseignement. Il peut notamment s’agir d’une fermeture d’école, d’une réduction des heures de cours, d’un retard de la rentrée scolaire, d’un accès rendu difficile aux établissements ou encore de dommages causés aux infrastructures scolaires.
En RDC, les inondations constituent le principal aléa climatique associé aux perturbations scolaires recensées en 2025.
L’Unicef souligne que les conséquences des phénomènes climatiques sur l’éducation sont particulièrement difficiles à mesurer dans les pays confrontés aux conflits et aux crises humanitaires, parmi lesquels figure la RDC.
Dans ces contextes, certaines écoles peuvent déjà être fermées en raison de l’insécurité. Les déplacements de populations, la destruction des infrastructures et la désorganisation des systèmes administratifs compliquent également le suivi des inscriptions et de la fréquentation scolaire.
L’organisation présente ainsi ses estimations comme prudentes. La RDC fait partie des 21 pays considérés par l’Unicef comme confrontés aux crises ayant eu le plus fort potentiel d’impact sur l’éducation en 2025.
Le rapport ne fournit toutefois aucune estimation du nombre d’élèves congolais qui pourrait manquer dans le décompte.
À l’échelle mondiale, près de 171 millions d’élèves, répartis dans 106 pays et territoires, ont connu en 2025 des perturbations scolaires liées à des événements climatiques.
Trois élèves sur quatre concernés vivaient dans des pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Les tempêtes ont affecté environ 109 millions d’élèves, contre au moins 70 millions pour les inondations et environ 50 millions pour les vagues de chaleur.
Un même élève peut toutefois avoir été exposé à plusieurs événements climatiques ou à plusieurs formes de perturbation scolaire.
Parmi l’ensemble des élèves recensés dans le monde, 66 % ont connu une suspension des cours. Pour 21 %, le retour en classe a été retardé, notamment parce que les écoles avaient été endommagées ou transformées en abris. Ces proportions sont mondiales et ne peuvent pas être appliquées directement aux 68 165 élèves comptabilisés en RDC.
L’Unicef avertit que les interruptions de la scolarité peuvent entraîner une diminution du temps d’apprentissage, une fréquentation irrégulière des établissements et un risque accru d’abandon scolaire.
Ces conséquences sont particulièrement préoccupantes dans les systèmes éducatifs déjà fragilisés par les crises, où les perturbations liées aux phénomènes climatiques peuvent s’ajouter à d’autres difficultés affectant l’accès à l’éducation.
Tenplar Ngwadi
