Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé ce mercredi 23 septembre, les autorités congolaises à libérer « immédiatement et sans condition » la journaliste musicale Virginie Manganga, détenue à Kinshasa après une interview consacrée au chanteur Fally Ipupa.
La journaliste a été interpellée le 20 septembre par cinq agents du parquet, à sa sortie des studios d’Antenne A. Elle est poursuivie pour diffamation et propagation de fausses nouvelles, des faits pour lesquels elle encourt jusqu’à cinq ans de prison.
À l’origine de cette procédure figure une interview diffusée le 25 août sur YouTube. Virginie Manganga avait reçu Collette Tuzaa, une femme affirmant avoir entretenu une liaison avec Fally Ipupa.
La journaliste maintenue en détention
Entendue lundi au parquet en présence des avocats de Fally Ipupa, Virginie Manganga a ensuite été déférée mardi devant le tribunal de paix de Kinshasa/Gombe. Elle reste détenue à ce stade.
Le CPJ demande aux autorités congolaises de mettre immédiatement fin à sa détention et de la libérer sans condition.
De son côté, Eddy Badiata, directeur marketing de Fally Ipupa, affirme que le chanteur n’est ni à l’origine de l’arrestation de la journaliste ni plaignant dans cette affaire.
Deuxième journaliste détenu en une semaine
L’affaire intervient quelques jours après l’incarcération d’un autre journaliste pour des faits similaires. Trésor Muntu a été placé en détention le 15 septembre.
La détention de Virginie Manganga constitue ainsi, selon les éléments communiqués, le deuxième cas de journaliste incarcéré en l’espace d’une semaine dans le cadre d’une procédure liée à des faits de même nature.
Tenplar Ngwadi
