L’Office des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) a lancé, le 22 septembre 2026 à Kinshasa, onze microprojets consacrés à la prévention de la violence juvénile dans le cadre de la troisième phase du Fonds de Consolidation pour la Paix (FCP3), avec un financement de la République fédérale d’Allemagne à travers la KfW.
Mis en œuvre avec l’appui d’Interpeace et de trois associations communautaires, ces projets ciblent les communes de Masina et Ngaliema, selon les éléments présentés lors de la cérémonie.
Représentant le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, Daniel Epembe, secrétaire général au Plan, a souligné que la prévention de la violence juvénile ne devait pas être limitée à une réponse sécuritaire. Elle doit également passer par la formation, l’emploi, l’autonomisation, l’inclusion socio-économique et la création d’espaces d’épanouissement pour les jeunes.

Les jeunes au cœur du dispositif
Pour l’UNOPS, l’objectif est de permettre aux jeunes de devenir des acteurs de la prévention de la violence et du développement de leurs communautés. Cheffe de projet à l’UNOPS, Alvine Bernadette Abena a rappelé que le FCP3 s’inscrit dans la continuité de deux précédentes phases consacrées notamment au renforcement des infrastructures socio-économiques, au dialogue communautaire et à la résilience.
À Kinshasa, sa composante « Prévention de la violence juvénile » prévoit notamment des formations professionnelles, des activités génératrices de revenus ainsi que l’aménagement d’espaces dédiés au sport, à la culture et au dialogue citoyen.
Quatre centres de jeunesse et des terrains de sport
Selon le représentant de la coopération allemande, Benjamin Hecker, l’Allemagne mobilise 10 millions d’euros à travers la KfW pour la construction de quatre centres de jeunesse à Kinshasa. Ces infrastructures doivent notamment servir de lieux de rencontre et de formation.
D’autres infrastructures sont également prévues, dont quatre terrains de sport dans les communes ciblées. Le programme repose sur une approche dite « Building for Peace », qui privilégie la participation des communautés, la création d’emplois locaux et la concertation afin de réduire les tensions autour des ressources et des opportunités.

La responsabilité des associations et des jeunes
La directrice pays de l’UNOPS en RDC, Mouna El Jaouhari, a appelé les associations bénéficiaires à faire preuve de transparence, de créativité et d’engagement dans la mise en œuvre des projets.
Elle a également insisté sur la nécessité de mesurer les résultats et de documenter les expériences afin de permettre leur capitalisation pour de futures initiatives.
De son côté, Benjamin Hecker a souligné que la prévention de la violence juvénile devait agir sur plusieurs facteurs, notamment le manque d’opportunités, l’exclusion, l’absence de perspectives et l’accès limité à la formation ou à des espaces d’expression.
À travers ces onze microprojets, les partenaires entendent ainsi renforcer la cohésion sociale, favoriser l’inclusion socio-économique et créer davantage d’opportunités d’engagement pour les jeunes dans leurs communautés.
La Gazette du Continent
