Le secrétaire général et président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a appelé publiquement, ce mardi 22 septembre à Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi à accompagner la volonté exprimée, selon lui, par les participants à la marche de l’UDPS et de ses alliés en faveur d’un changement de la Constitution.
Devant les milliers de militants mobilisés dans la capitale, Augustin Kabuya s’est directement adressé au chef de l’État : « Nous disons au Président de la République, le moment est venu où vous devez nous aider à changer cette Constitution. Le moment est venu pour que vous puissiez accepter notre volonté de changer la Constitution. »
Le dirigeant de l’UDPS s’est ensuite référé à l’article 5 de la Constitution, qui dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et que celui-ci l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections, ou indirectement par ses représentants.

« Référez-vous à l’article 5 de la Constitution, car tout ce que vous pouvez faire c’est au nom de la population. Cette population ici veut voir le changement de la Constitution », a poursuivi Augustin Kabuya.
Le changement constitutionnel au cœur de la mobilisation
Cette prise de position intervient à l’issue de la marche organisée par l’UDPS et plusieurs partis alliés à Kinshasa. La mobilisation avait notamment pour objectifs affichés de soutenir les institutions de la République, la loi référendaire et le dialogue national initié par Félix Tshisekedi.
Le cortège, parti de la 11ᵉ rue à Limete, s’est dirigé vers le lieu prévu pour le rassemblement final, où Augustin Kabuya s’est adressé aux participants.

Pour le secrétaire général de l’UDPS, cette mobilisation devait également permettre d’afficher le soutien d’une partie de la population à l’agenda défendu par le camp présidentiel, notamment sur la question constitutionnelle.
À travers son appel adressé directement au chef de l’État, Augustin Kabuya inscrit ainsi la mobilisation de l’UDPS dans la poursuite du processus autour de la loi référendaire et du projet de changement de la Constitution.
Tenplar Ngwadi
