Le dialogue national et le bilan de l’activité parlementaire ont constitué les deux principaux axes du discours prononcé ce mardi 15 septembre par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, à l’occasion de l’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre.
Devant les députés nationaux et plusieurs invités, le président de la Chambre basse du Parlement s’est prononcé en faveur du dialogue national annoncé par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Il a présenté cette démarche comme une opportunité de rechercher des réponses durables aux crises qui fragilisent la République démocratique du Congo.
Pour Aimé Boji Sangara, cette démarche doit toutefois s’inscrire dans le respect des principes républicains et exclure toute légitimation de la violence.

« La démocratie nous donne le droit de nous opposer, la patrie nous interdit de nous déchirer », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, appelant les acteurs politiques et sociaux à privilégier le dialogue et la recherche du consensus.
Selon lui, le prochain dialogue devra tirer les leçons des expériences précédentes et s’attaquer aux causes profondes des crises que traverse le pays. Il devra surtout déboucher sur des engagements concrets et des solutions susceptibles de consolider durablement la paix et la cohésion nationale.
Dans cette perspective, Aimé Boji Sangara a appelé les confessions religieuses, les différentes composantes de la société ainsi que les acteurs politiques à contribuer à la construction d’un consensus national. Il a également demandé aux partenaires extérieurs d’accompagner cette dynamique dans le strict respect de la souveraineté et des intérêts de la RDC.
35 séances plénières et 31 textes de loi adoptés
Le président de l’Assemblée nationale a également dressé le bilan de la session ordinaire de mars, mettant en avant une activité législative soutenue.
Au total, 35 séances plénières ont été tenues. Les députés nationaux ont notamment adressé 43 questions écrites et 10 questions orales avec débat au Gouvernement. La session a également permis l’adoption de 31 textes de loi.

À cette activité s’ajoute celle de la session extraordinaire de juillet, au cours de laquelle 19 textes sur les 25 inscrits au calendrier ont été adoptés en trente jours.
Pour Aimé Boji Sangara, cette production législative constitue une étape importante, mais ne saurait suffire à elle seule. Le véritable enjeu réside désormais dans le suivi de l’application des lois adoptées, leur évaluation ainsi que la mesure de leur impact sur la vie de la population.
Le budget 2027 au cœur de la nouvelle session
Cette rentrée parlementaire intervient après trois mois de vacances parlementaires. La cérémonie solennelle s’est déroulée en présence notamment du premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi Musau, du deuxième vice-président Christophe Mboso Nkodia Mpwanga, du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, du rapporteur adjoint Clautide Mutita, du questeur Shimene Polipoli et de la questeure adjointe Grâce Neehma.
Entre recherche de la paix, efficacité législative et contrôle de l’application des lois, le président de l’Assemblée nationale a ainsi fixé les principaux défis devant guider l’action de la représentation nationale au cours de cette nouvelle session, largement consacrée à l’examen du budget de l’État pour l’exercice 2027.
Tenplar Ngwadi
