À la Cour royale du groupement de Bena Mutshipayi, à Kanyuka, la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi a échangé avec les chefs coutumiers du Kasaï-Central et leurs épouses autour de la protection des femmes et des filles, ainsi que de l’évolution de certaines pratiques au sein des communautés.
Dans un message publié sur son compte X, elle a rappelé l’importance des traditions, tout en appelant à leur évolution lorsque certaines pratiques portent atteinte à la dignité des femmes et des filles.

« Nos traditions sont une richesse. Elles racontent notre histoire, transmettent nos valeurs et façonnent nos communautés. Mais nous devons aussi avoir le courage de les faire évoluer lorsque certaines pratiques portent atteinte à la dignité des femmes et des filles », a-t-elle écrit.
Denise Nyakeru Tshisekedi s’est particulièrement réjouie de l’engagement pris par les gardiens des coutumes pour lutter contre les mariages précoces, le lévirat, le sororat et d’autres pratiques préjudiciables aux femmes.
Elle a également salué l’acceptation, par les autorités traditionnelles, de 28 femmes comme cheffes coutumières, une première dans le Kasaï-Central. Pour la Première dame, cette décision constitue une avancée majeure et rappelle que les femmes ont toute leur place dans les décisions qui engagent la vie et l’avenir des communautés.

Les échanges ont également porté sur les violences basées sur le genre. Denise Nyakeru Tshisekedi a salué l’engagement des autorités traditionnelles en faveur de l’abolition des amendes coutumières imposées aux femmes mariées victimes de violences basées sur le genre durant le conflit de Kamuina Nsapu.
« Une femme qui a subi des violences doit être protégée et accompagnée, jamais sanctionnée pour ce qu’elle a vécu », a-t-elle souligné.
Pour la Première dame, les engagements pris par les autorités traditionnelles revêtent une importance particulière, les changements les plus durables étant, selon elle, ceux que les communautés choisissent elles-mêmes de porter et de traduire en actes.
Denise Nyakeru Tshisekedi a remercié les chefs coutumiers et leurs épouses pour la franchise des échanges ainsi que pour leur volonté de faire progresser la protection des femmes et des filles.

Elle a également salué le travail de l’UNFPA et de l’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) aux côtés des communautés.
« Ensemble, faisons de nos traditions une force qui protège, rassemble et préserve la dignité de chacune et de chacun », a conclu la Première dame.
Tenplar Ngwadi
