À une semaine du dépôt du projet de loi de finances 2027 à l’Assemblée nationale, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, poursuit les consultations destinées à finaliser les arbitrages budgétaires.
Ce mardi 8 septembre 2026, dans son cabinet de travail au Centre financier de Kinshasa, il a tenu une nouvelle série de séances de travail avec plusieurs membres du Gouvernement.
Le VPM Adolphe Muzito a reçu tour à tour le ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail, ainsi que le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.

Accompagné du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, Adolphe Muzito s’est employé, au terme de ces échanges, à affiner les différentes lignes budgétaires. L’exercice vise à harmoniser les priorités exprimées par chaque secteur avec les prévisions de l’exercice 2027.
L’objectif est également d’aligner le prochain budget sur le programme du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, conformément à la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Le respect du délai constitutionnel au centre des arbitrages
Au-delà des discussions sectorielles, ces séances d’arbitrage doivent permettre au Gouvernement de finaliser le projet de loi de finances dans les délais prévus par la Constitution.
Le ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, s’est dit rassuré par les assurances données par Adolphe Muzito quant au respect du calendrier constitutionnel.
« Comme vous le savez, constitutionnellement, le Gouvernement de la République a toujours respecté la date du dépôt du projet de loi de finances. Et donc, le VPM nous a également rassurés que toutes les dispositions sont prises pour que le projet de loi de finances soit déposé dans les délais constitutionnels », a-t-il déclaré.
Guy Loando Mboyo a également souligné l’importance de la collaboration avec le ministère du Budget au cours de la procédure parlementaire qui suivra le dépôt du texte.

« Nous sommes donc très réjouis d’entendre cela et, comme vous le savez, au-delà d’aujourd’hui, nous sommes censés être avec le VPM dans toute la démarche parce que la loi va subir un parcours parlementaire », a-t-il ajouté.
Plus de 440 millions de dollars pour le Congo profond
Les échanges avec le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail, ont principalement porté sur les investissements en faveur du Congo profond.
Plus de 440 millions de dollars sont prévus pour faciliter l’accès à l’eau, à l’électricité et aux infrastructures de base. Les discussions ont également porté sur une meilleure prise en charge de l’Office des Routes et des Dessertes Agricoles (OVDA) et de l’Office national d’Hydraulique Rurale.
Cette question intervient alors que les agents de ces structures ont accédé à leur salaire après plus de six ans d’impaiement.
Fonction publique : améliorer la prise en charge des agents
Le même exercice d’arbitrage s’est poursuivi avec le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration des conditions des agents publics et les réformes engagées en vue de rendre l’administration plus efficace et mieux rémunérée.
Jean-Pierre Lihau a notamment plaidé pour une meilleure prise en charge salariale des fonctionnaires qui prestent effectivement.
« Nous avons aussi discuté de la question de l’amélioration des conditions salariales ou de l’inclusion salariale. J’ai plaidé pour que le redressement souhaité par le Président de la République soit un redressement qui se fasse dans la justice, en ce qui concerne l’administration publique », a-t-il expliqué.
Le Vice-Premier ministre a également évoqué la volonté de mettre en œuvre l’instruction du Chef de l’État visant à garantir la prise en charge salariale des fonctionnaires effectivement en service.

« Donc, ici, nous voulons matérialiser aussi une instruction du Chef de l’État qui voudrait que chaque fonctionnaire qui preste réellement soit pris en charge du point de vue salaire, du point de vue rémunération. Donc, qu’il n’y ait plus de fonctionnaires non payés, comme on dit dans notre pays. Et cet effort-là va se traduire à travers le budget 2027 avec un début », a-t-il assuré.
Parmi les améliorations prévues figurent également la construction de bâtiments administratifs dans toutes les provinces et le rajeunissement du personnel de l’État.
Au terme de cette série de consultations, Adolphe Muzito poursuit ainsi les arbitrages des crédits à allouer aux différents secteurs. Le budget 2027 doit désormais franchir les prochaines étapes, notamment son examen au Conseil des ministres, avant le dépôt du projet de loi de finances au Parlement, prévu le 15 septembre prochain.
Tenplar Ngwadi
