Dans une tribune publiée le 5 septembre, l’opposant congolais en exil Olivier Kamitatu dénonce ce qu’il qualifie de « répression transnationale » menée, selon lui, par le pouvoir de Kinshasa au-delà des frontières de la République démocratique du Congo. Il interpelle également la Belgique sur les conditions d’une éventuelle visite du roi Philippe à Kinshasa.
Olivier Kamitatu revient notamment sur l’agression au marteau dont a été victime, cette semaine à Tirlemont, le journaliste et réfugié Claude Pero Luwara. Il s’agit, selon l’opposant, de la troisième attaque visant le journaliste depuis 2025. Un précédent épisode avait déjà conduit la justice belge à condamner quatre hommes à quatre ans de prison, après les avoir reconnus coupables. La justice avait alors retenu un mobile politique.
Dans sa tribune, Kamitatu établit également un parallèle avec les cas de Jean-Jacques Wondo et de Daniel Ngoy Mulunda. Le premier, opposant belgo-congolais, avait été condamné à mort avant d’être libéré en 2025. Le second avait été transféré à Kinshasa depuis la Zambie.
Pour Olivier Kamitatu, ces différents épisodes doivent être considérés comme des éléments d’un même phénomène qu’il décrit comme une « répression transnationale ». Selon lui, le pouvoir congolais chercherait ainsi à exercer des pressions contre ses opposants et certains de ses détracteurs au-delà du territoire national.
L’opposant appelle la Belgique à mener une enquête afin de remonter « jusqu’aux commanditaires » des attaques. Il estime que les autorités belges doivent également accorder une attention particulière à la sécurité des réfugiés congolais placés sous protection de la Belgique.
Dans cette même tribune, Olivier Kamitatu exhorte enfin Bruxelles à ne pas envisager une éventuelle visite du roi Philippe à Kinshasa sans poser au préalable des exigences en matière de droits humains et de sécurité des réfugiés protégés par la Belgique.
Keno M.
