Le Rassemblement des enfants de Dieu pour la transformation du Congo et alliés (RDTCO) a officiellement adhéré à la plateforme politique de l’Union sacrée de la nation. La coalition nationale de la société civile affirme vouloir jouer un rôle actif dans cette dynamique, autour de trois priorités : cohésion nationale, paix et développement.
Lors de la cérémonie en présence du secrétaire permanent de l’Union sacrée, le professeur André Mbata, le président du Conseil d’administration du RDTCO, le professeur Léonard Lamba Lamba, a présenté cette adhésion comme un choix patriotique face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
La société civile revendique sa place

Pour Léonard Lamba Lamba, l’Union sacrée ne doit pas être considérée comme une simple alliance électorale. Il appelle les forces politiques à davantage associer la société civile, qu’il considère comme un relais essentiel entre les institutions et la population.
«« Nous ne venons pas en spectateurs ou en solliciteurs », a-t-il déclaré, estimant que la société civile doit également jouer un rôle de force de proposition et de garde-fou dans l’action publique ».
Le RDTCO entend ainsi mettre en avant son implantation à travers les provinces et auprès des communautés, afin de porter les préoccupations de la base au sein de la coalition.
Cohésion, paix et développement
L’organisation place la cohésion nationale au cœur de son engagement. Elle appelle au rassemblement des Congolais au-delà des appartenances politiques et communautaires.
La paix constitue le deuxième pilier de cette démarche, avec un soutien affiché aux institutions et aux Forces de défense et de sécurité.
Sur le plan du développement, le RDTCO insiste notamment sur le civisme, la valorisation du travail, la transformation des mentalités et la lutte contre les antivaleurs.

Jacques Kambala plaide pour une refondation nationale
Le coordonnateur du RDTCO, le révérend Jacques Kambala Tshilombo, a, pour sa part, proposé une réflexion plus large sur les fondements du Congo de demain.
Son plaidoyer porte notamment sur la réappropriation de l’histoire nationale, la valorisation des langues nationales, la lutte contre le tribalisme et une meilleure implication des chefs coutumiers dans le développement local.
Il préconise notamment que l’enseignement de certaines matières puisse davantage s’appuyer sur le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba, afin de faciliter l’accès aux connaissances tout en valorisant le patrimoine culturel congolais, a souligné le Révérend Jacques Kambala.
Faire du tribalisme une infraction grave
Autre proposition avancée par Jacques Kambala Tshilombo : renforcer le dispositif institutionnel contre le tribalisme. Il plaide pour que le tribalisme soit considéré comme un crime dans la Constitution, estimant que les divisions communautaires constituent une menace pour l’unité nationale.
Il appelle également à privilégier la solidarité entre communautés et la protection de la vie humaine face aux discours de haine et aux antagonismes politiques.
Les chefs coutumiers appelés à participer au développement
Le coordonnateur du RDTCO souhaite enfin une implication accrue des autorités traditionnelles dans les projets de développement.
Selon lui, les chefs coutumiers disposent d’une connaissance approfondie des réalités locales et devraient être consultés dans les projets d’infrastructures et d’aménagement du territoire.
Un livre d’or pour sceller l’engagement
La cérémonie s’est achevée par l’ouverture officielle du livre d’or du RDTCO et alliés. Pour Léonard Lamba Lamba, ce document symbolise l’engagement de la coalition au sein de l’Union sacrée en faveur de l’unité, de la paix et de la transformation du pays.
« Le cap est fixé, le navire du changement est en marche », a-t-il lancé, appelant les Congolais favorables à cette dynamique à s’y engager.
La Gazette du Continent
