L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » jeudi de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, selon l’un de ses avocats.
Condamnée à au moins trois reprises ces derniers mois, l’avocate va être remise en liberté « sur décision du ministère de la Justice », ont indiqué plusieurs médias.
Libération d’une voix critique du pouvoir tunisien. L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi 27 novembre, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi.
Poursuivie dans plusieurs affaires liées à des déclarations sur des radios et télévisions sur l’existence de racisme en Tunisie, Sonia Dahmani a été condamnée à au moins trois reprises ces derniers mois.
Après avoir passé plus de 18 mois en détention, elle a obtenu sa remise en liberté conditionnelle « sur décision du ministère de la Justice », d’après plusieurs médias.
Elle a « pu rentrer chez elle » mais reste assujettie à des mesures de contrôle judiciaire, d’après son avocat. Selon certains médias, elle a été libérée après une expertise médicale ayant fait état d’une dégradation de son état de santé, marqué par un diabète, de l’hypertension et des troubles thyroïdiens.
Sonia Dahmani, 60 ans, très critique du président tunisien Kaïs Saïed, avait été arrêtée le 11 mai 2024 à Tunis, de façon brutale et illégale selon ses confrères, au siège de l’Ordre des avocats par des policiers masqués. Son interpellation musclée avait été filmée en direct par France 24.
Sonia Dahmani avait reçu le soutien de plusieurs barreaux d’avocats en France et de plusieurs organisations internationales.
Albert Toussaint
