« Aujourd’hui, nous sommes venus à Tshangu, précisément dans la commune de Masina à Kinshasa, pour lancer une campagne nationale d’appropriation populaire des accords de Washington. Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’un seul accord, mais de plusieurs. Il y a notamment l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le cadre d’intégration économique régionale, ainsi que les accords économiques conclus entre la RDC et les États-Unis ».
C’est en ces termes que le coordonnateur du comité de crise et de paix pour la sécurité en RDC, Patient Bashombe, s’est exprimé le 7 mars 2026.
Expliquer à la population les accords conclus à Washington
Pour les organisateurs, il est essentiel que la population congolaise sache exactement ce qui a été signé à Washington. Selon eux, certaines personnes affirment à tort que ces accords portent atteinte à la souveraineté de la RDC.
Ils estiment au contraire qu’il s’agit d’une opportunité de remettre le Congo au centre de la scène internationale. Pour eux, le monde comprend désormais que les minerais longtemps exportés par le Rwanda proviennent en réalité du Congo.
Les minerais congolais au cœur des enjeux
Me Patient Bashombe affirme que la communauté internationale reconnaît désormais que les ressources naturelles congolaises peuvent être valorisées directement par la RDC, avec des multinationales discutant désormais directement avec le gouvernement congolais.
À son avis, ce nouveau cadre devrait mettre fin au rôle d’intermédiaire que jouait le Rwanda dans l’exportation de certains minerais, une situation qui, d’après lui, a contribué à des conséquences humaines dramatiques et à des violences dans la région.
Appel à la justice pour les crimes commis en RDC
L’activité a également été marquée par la projection d’images illustrant les massacres perpétrés contre la population congolaise. Les organisateurs ont dénoncé les violences attribuées aux ennemis du pays ainsi qu’à certains Congolais accusés de trahison.
Cette structure appelle la justice pénale internationale à sanctionner sévèrement les auteurs des crimes commis depuis plus de trente ans et responsables, selon les organisateurs, du pillage des ressources naturelles du pays.
Pour les initiateurs de la campagne, il est temps de rétablir les victimes dans leurs droits et de placer la justice au centre du processus. Ils plaident également pour un processus de vetting, considéré comme un élément essentiel de la justice transitionnelle.
Un message adressé au président américain
Les organisateurs ont également adressé un message au président des États-Unis, Donald Trump, saluant ce qu’ils considèrent comme ses efforts en faveur de la paix en RDC.
À cette occasion, ils lui ont décerné un prix symbolique baptisé « Prix Courage pour la Paix » et l’ont invité à se rendre en RDC pour recevoir cette distinction.
Hommage aux femmes congolaises
L’activité a aussi été associée à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Les organisateurs ont tenu à rendre hommage à la femme congolaise, qu’ils considèrent comme la première victime des différentes guerres qui ont frappé le pays.
Une activité populaire et culturelle
L’événement a réuni une délégation venue des États-Unis ainsi que plusieurs artistes de Kinshasa, dont le groupe musical de José Nzita, un groupe folklorique et plusieurs comédiens de la capitale.
La Gazette du Continent
