Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a officiellement confirmé, le mardi 17 mars 2026, le décès de son dirigeant, Ali Larijani. Cette annonce intervient quelques heures après qu’Israël a revendiqué une opération ciblée ayant coûté la vie à ce haut responsable influent de l’appareil politique de la République islamique.
Dans un communiqué officiel, les autorités iraniennes ont salué la mémoire d’Ali Larijani, le qualifiant de « martyr ». Selon l’instance de sécurité, l’attaque a eu lieu à l’aube ce mardi. Les précisions apportées par l’agence Fars indiquent que le dirigeant a été visé par des « avions de combat américains et israéliens » alors qu’il se trouvait dans la maison de sa fille.
Le raid n’a pas seulement emporté le chef de la sécurité nationale. Le communiqué précise que plusieurs autres personnes ont péri lors de cette opération, notamment le fils d’Ali Larijani, un autre haut responsable dont l’identité n’a pas été détaillée, ainsi que plusieurs membres de son dispositif de sécurité rapprochée.
Cette journée de mardi a été particulièrement sanglante pour l’état-major iranien. Outre Ali Larijani, le général Gholamréza Soleimani, qui dirigeait la force paramilitaire des Bassidj, a également été tué lors d’une opération distincte menée par Israël le même matin.
La capitale iranienne s’apprête à rendre un dernier hommage à ses hauts gradés. Les obsèques d’Ali Larijani et du général Soleimani se tiendront ce mercredi à partir de 11h30 dans le centre de Téhéran. Ces cérémonies seront couplées à celles des militaires de la frégate iranienne coulée par les États-Unis le 4 mars dernier au large du Sri Lanka, ont rapporté les agences de presse Fars et Tasnim.
Malgré l’onde de choc provoquée par cette double élimination, le sommet de l’État affiche une détermination intacte. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réagi en qualifiant cette perte d’« amère ». Il a toutefois affirmé que « la persévérance du peuple et la conquête de la victoire finale rendront la situation encore plus amère pour les criminels sionistes », signalant ainsi que Téhéran ne compte pas infléchir sa ligne stratégique.
Tenplar Ngwadi
