Le gouvernement a suspendu les activités de toutes les formations signataires de la déclaration de Nairobi, notamment le PPRD, le LGD, Piste pour l’Émergence de Seth Kikuni, l’AAP de Théophile Mbemba, l’ATD de José Makila, le MPCR de Jean-Claude Vuemba, le MLP de Franck Diongo, ainsi que la COFEDEC, la PNEC, l’UPC et l’ADCP.
Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières , Jacquemain Shabani Lukoo envisage de saisir la justice pour demander la dissolution de ces partis politiques d’opposition, dont le PPRD de Joseph Kabila, le LGD de Matata Ponyo et l’UDAO de Claudel André Lubaya, à la suite de leur participation au conclave de Nairobi autour de l’ancien chef de l’État, condamné à mort pour participation à un mouvement insurrectionnel.

L’opposant Delly Sesanga parle d’une dérive autoritaire inacceptable , il dénonce une stratégie d’intimidation et de musèlement de l’opposition .
Le président de l’Envol dénonce « une atteinte grave au pluralisme politique, une violation de la Constitution et de la loi sur les partis politiques ». Il appelle les institutions à exiger la levée immédiate de ces « mesures arbitraires ».
« J’en appelle aux institutions de la République, garantes de la Constitution, pour qu’elles exigent la levée immédiate de ces mesures arbitraires », écrit-il.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la plateforme » Sauvons la RDC » a pris acte du fait qu’en lieu et place de gagner la paix, de consolider la démocratie et de raffermir la cohésion nationale, le président de la République Felix Tshisekedi a fait le choix de tensions et de promotion de la violence d’État, en vue d’effacer toute trace d’une opposition à son régime, ramenant la RDC à l’ère unique ou mieux d’un parti unique, aujourd’hui érigé en infraction imprescriptible de haute trahison par la Constitution.
La Gazette du Continent
