Simon Kimbangu a incarné , à lui seul , la probité , la grandeur morale, le combat spirituel, historique, politique, colonial qui fondent la conscience collective.
Le nom Kimbangu est prémonitoire, Kimbangu signifie » celui qui révèle la vérité cachée « . Le jeune Simon sera à l’origine d’une des grandes églises du Congo et de l’Afrique.
Il a mené avec force et conviction le combat historique pour la liberté de l’homme noir, son combat, au nom du christianisme et de la spiritualité , reste l’une des plus hautes expressions de notre conscience collective.
Qui était le prophète Simon Kimbangu ?
Les données généalogiques de Simon Kimbangu nous renseignent qu’il est le fils de Kuyeba et de Luezi, du clan Kisenga Dia Fulama.
Sa mère est décédée alors qu’il est en très bas âge. Il ne savait pas encore marcher. Il sera élevé par sa tante Marie Kinzembo.
Nkamba est le village natal de Simon Kimbangu, il est
né le 12 septembre 1887 .
Le régime de Ngombe Lutete, au nord de Tshysville , district des caractères, considéré de longue date comme bastion de Baptist Missionary Society ( BMS).
Il est baptisé en 1915 et est formé pour devenir catéchiste. En 1919, il part à Léopoldville dans l’espoir d’y trouver du travail et il se fait embaucher aux Huileries du Congo Belge ( HCB ). Mais il sera payé , déçu , il rentre chez lui à Nkamba.
Le 6 avril 1921, il se rend chez une femme qui s’appelle Nkiatondo , à Ngombe-Kinsuka, dont il a entendu dire qu’elle était gravement malade et il l’aurait guérie par imposition des mains. . Au cours des semaines suivantes, Simon Kimbangu guérit plusieurs personnes.
Les nouvelles de ses guérisons se répandent et attirent beaucoup de monde à N’kamba, ce qui alarme les autorités coloniales.
M. Léon Morel commissaire de district, le 6 juin 1921, à la tête d’une colonne de la Force publique, se rend à N’kamba en vue d’arrêter Simon Kimbangu.
La tentative de son arrestation échoue et Kimbangu parvient à s’enfuir. Ses disciples seront arrêtés et emmenés à Thysville.
Des balles réelles ont été tirées ,il y a eu plusieurs blessés et quelques morts.
Après sa cavale, le 3 septembre 1921, Simon Kimbangu se rend spontanément aux autorités coloniales. Celles-ci le traduisent devant un conseil de guerre. Ce procès s’appuiera sur une fausse une accusation.
Trois mois après , il sera condamné à mort.
Le Roi Albert commue sa peine en détention à perpétuité.
Les autorités coloniales transfèrent Kimbangu à la prison d’Élisabethville au Katanga . Il y restera enfermé jusqu’à sa mort le 12 octobre 1951.
Considéré comme le prophète, pionnier de la lutte pour l’indépendance et de la défense des peuples autochtones pendant l’occupation belge de la RDC, que reste-il aujourd’hui de son combat politique ?
Jean- Claude Mombong Mass
