Dakar n’a pas dormi. Malgré un retard de plusieurs heures sur l’horaire initial, l’avion spécial en provenance du Maroc a touché le tarmac de l’aéroport peu avant minuit, déclenchant une explosion de joie parmi les centaines de supporters massés aux abords du site.
Les Lions de la Teranga reviennent au pays avec le trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), au terme d’une finale au scénario qualifié de « surréaliste » et marquée par certaines polémiques.
L’onction du sommet de l’État
Dès leur descente d’avion, les champions d’Afrique ont reçu les honneurs de la République. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné du Premier ministre Ousmane Sonko et de l’ensemble des membres du gouvernement, était présent pour féliciter officiellement les joueurs et le staff technique. Cette réception nocturne souligne l’importance politique et sociale de ce sacre pour le nouveau pouvoir sénégalais.
Dans les rues de la capitale et de sa périphérie, l’ambiance est restée électrique tout au long de la nuit. Pour la deuxième soirée consécutive, le ciel dakarois a été illuminé par des feux d’artifice et des pétards, tandis que le concert assourdissant des vuvuzelas et des klaxons rythmait les célébrations. Drapeaux au vent, les supporters ont escorté, à pied ou en voiture, le cortège des champions dans une atmosphère de fête nationale.

Une parade populaire pour sceller la communion
Le point d’orgue de ces célébrations est attendu ce mardi. Les autorités ont programmé une « grande parade populaire » qui s’ébranlera dès 11 heures (heure locale) à travers les artères principales de Dakar. Ce défilé, qui devrait durer une grande partie de la journée, permettra aux joueurs d’aller à la rencontre de leur public dans une capitale encore sous le choc de l’émotion.
Le parcours des héros s’achèvera en fin d’après-midi, ou dans la soirée, au Palais présidentiel, où une nouvelle cérémonie officielle viendra clore ces festivités historiques. Pour le Sénégal, au-delà des polémiques entourant la finale, l’heure est à la consécration d’une équipe qui confirme son hégémonie sur le football africain.
Albert Toussaint
