Le procès de l’ancien ministre, député et sénateur de la République démocratique du Congo, Roger Lumbala, se tiendra du 12 novembre au 19 décembre 2025 devant la cour d’assises de Paris (France).
En détention provisoire depuis bientôt cinq ans, le leader du mouvement politico-militaire RCD-N est accusé d’avoir ordonné et soutenu des exactions systématiques incluant tortures, viols, mutilations et pillages contre les civils lors de l’opération « Effacer le tableau » menée en 2002-2003 dans l’Ituri et le Nord-Kivu, en alliance avec le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.
Ses avocats plaident pour son extradition vers la RDC, car, estiment-ils, cette démarche soulève une série d’inquiétudes sur les plans juridique, politique et de droit de défense.
« elle s’apparente à une violation du droit international relatif à l’exercice concurrent des compétences pénales et constitue un abus manifeste d’interprétation de l’article 689-11 CPP, au mépris du droit à l’autodétermination judiciaire des États tiers », a-t-on lu dans un communiqué de presse.
Sur le plan politique, ces avocats fustigent cette démarche, car « elle illustre une vision déséquilibrée et paternaliste des relations internationales et piétine la souveraineté judiciaire et historique de la RDC ».
La tenue du prochain procès Roger Lumbala est beaucoup commentéesà Kinshasa. L’ancien rebelle a traversé l’Histoire très agitée du pays depuis la chute de Mobutu en 1997. Mais encore aujourd’hui, des personnalités congolaises sont reliées aux crimes que l’ont reprochent à l’ancien rebelle et à la fameuse opération « Effacer le tableau ».
La Gazette du Continent
