Le Ministère des Sports et Loisirs envisage la réouverture du stade Tata Raphaël de Kinshasa, après les incidents de vandalisme ayant conduit à la suspension de certaines activités sportives. La question a été au centre d’une réunion de crise tenue lundi 9 février 2026, sous la présidence du ministre Didier Budimbu.
Autour de la table figuraient notamment des représentants de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT), du secrétariat général aux Sports ainsi que des gestionnaires d’infrastructures sportives. L’objectif était d’évaluer la situation et de définir les conditions d’une reprise des compétitions dans l’enceinte du complexe.

À l’issue des échanges, les autorités sportives ont évoqué une reprise du championnat national dans un délai jugé « bref », sans toutefois avancer de date précise. Cette reprise reste conditionnée au respect de nouvelles mesures destinées à renforcer la sécurité et la protection des installations publiques.
Parmi les dispositions annoncées figure la mise en place d’un acte d’engagement officiel. Chaque club appelé à disputer ses rencontres au stade Tata Raphaël devra signer ce document, par lequel il s’engage à assumer sa responsabilité en cas de dégradations causées par ses supporters ou encadreurs.
La FECOFA, de son côté, a annoncé un durcissement du régime des sanctions. Les seules amendes financières, jugées insuffisantes jusqu’ici, pourraient être complétées par des mesures sportives plus lourdes, notamment des huis clos, des retraits de points ou d’autres pénalités prévues par les règlements.

Les discussions ont également abordé la question des travaux en cours au stade, dans le cadre de la mise en conformité des infrastructures pour d’éventuelles compétitions régionales, notamment celles liées à l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (UNIFFAC). Le ministère a indiqué que ces travaux se poursuivront indépendamment de la reprise des matchs.
Selon les autorités, ces aménagements sont jugés prioritaires pour répondre aux normes organisationnelles et sécuritaires exigées lors des tournois internationaux. Ils sont qualifiés d’« irréversibles », traduisant la volonté du gouvernement de moderniser les installations sportives nationales.
Le Ministère des Sports insiste enfin sur la responsabilité collective des acteurs du football congolais. Clubs, dirigeants et supporters sont appelés à préserver les infrastructures, considérées comme un patrimoine public essentiel au développement du sport. La réouverture effective du stade Tata Raphaël dépendra ainsi du respect strict de ces nouvelles exigences, dans un contexte où les autorités entendent concilier reprise des compétitions et protection durable des équipements sportifs.
Magloire Mutulwa
