La Coalition nationale des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), connus sous l’appellation de Wazalendo, a procédé, samedi 13 décembre 2025 à Kinshasa, à l’élection de son nouveau directeur exécutif national. Le professeur Dady Saleh Emmanuel a été porté à ce poste à l’issue d’une assemblée générale réunissant des délégués venus de plusieurs provinces du pays.
Cette rencontre a rassemblé des représentants de groupes engagés aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans différentes zones affectées par l’insécurité. Des participants en provenance du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika, de la Tshopo, du Maniema ainsi que de l’espace Kasaï ont pris part aux travaux.
Les discussions ont essentiellement porté sur la structuration interne de la coalition et sur la mise en place d’un directoire exécutif national, présenté comme un cadre de coordination destiné à harmoniser les actions des VDP sur l’ensemble du territoire.
À l’issue de l’assemblée, le professeur Dady Saleh Emmanuel a été élu pour conduire l’organe exécutif. Connu notamment à Goma pour son engagement dans le débat public et ses tentatives lors de précédentes échéances électorales, il est associé à une approche mettant en avant l’autonomie communautaire et la mobilisation locale.
La nouvelle équipe dirigeante inclut également le député national Willy Mishiki, élu de Walikale, désigné président du conseil d’administration de la coalition. Ce dernier s’est récemment illustré par des déclarations publiques concernant la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu, en particulier autour de la ville d’Uvira.
Selon les responsables de la coalition, la création de ce directoire vise à renforcer l’efficacité opérationnelle des VDP et à améliorer la coordination avec les forces régulières, dans un contexte de recrudescence des violences armées dans l’Est du pays.
Les dirigeants des Wazalendo affirment que leur engagement demeure un appui à l’armée nationale, sans ambition de se substituer à l’État, tout en soulignant la nécessité d’une meilleure organisation des groupes locaux d’autodéfense.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a été rendue publique quant à cette nouvelle structuration, alors que la question de l’encadrement et du rôle des groupes armés communautaires continue de susciter des débats au sein de la classe politique et de la société civile.
La Gazette du Continent
