Kinshasa durcit le ton face aux opérateurs du secteur extractif. Dans un signal fort adressé aux sociétés minières opérant sur le territoire national, le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a instauré un moratoire de 15 jours pour la régularisation de leurs obligations environnementales.
Selon un communiqué officiel daté du 30 janvier 2026, cette mesure exige de la part des entreprises la « transmission urgente des preuves de constitution de la sûreté financière de réhabilitation de l’environnement ».
Cette décision marque une volonté claire de la part du ministère de faire respecter les normes en vigueur. La sûreté financière est un dispositif crucial destiné à garantir que les sites miniers seront correctement réhabilités après l’exploitation, afin de limiter l’impact écologique dans une région où les enjeux environnementaux sont de plus en plus scrutés par les autorités et la société civile.
Le ministère des Mines souligne ainsi sa détermination à assurer une gestion responsable des ressources naturelles. Passé ce délai de 15 jours, les sociétés n’ayant pas transmis les justificatifs requis s’exposent aux rigueurs de la réglementation actuelle.
Tenplar Ngwadi
