La signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le 4 décembre 2025 à Washington sous la médiation des États-Unis, continue de susciter des réactions à Kinshasa.
Le président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame ont paraphé un texte présenté comme un cadre destiné à stabiliser la région des Grands Lacs et à réorganiser la coopération sécuritaire et économique entre les deux pays.
L’accord prévoit notamment un mécanisme sécuritaire pour neutraliser les groupes armés encore actifs dans la région, ainsi que la mise en place progressive d’un cadre d’intégration économique régionale. Sa mise en œuvre dépendra toutefois de l’exécution préalable de dispositifs militaires approuvés par les instances conjointes.
Dans la capitale congolaise, l’une des réactions les plus marquantes est venue de l’ASBL Bana Kin, association fondée en 1989 et engagée dans la défense des intérêts des habitants de Kinshasa.
Son président, Godard Motemonaa Gibolum, a adressé le 6 décembre un message officiel de félicitations au chef de l’État, saluant ce qu’il considère comme une avancée significative vers la paix.
Dans ce message, Godard Motemonaa souligne que l’accueil populaire réservé au président Tshisekedi à son retour de Washington est, selon l’association, une expression de soutien à la démarche diplomatique engagée. Il insiste sur le fait que l’accord ouvre, pour de nombreuses familles de l’Est du pays, « une voie vers la quiétude après trois décennies marquées par des violences récurrentes ».
Pour le président de Bana Kin, l’accord signé constitue une « étape décisive » susceptible de conduire à la stabilité, à la réconciliation et à une nouvelle dynamique d’unité nationale. L’organisation exprime l’espoir que le pays pourra, à terme, consolider son intégrité territoriale et amorcer une phase de reconstruction.
Cette prise de position s’ajoute à d’autres réactions politiques et sociales observées à Kinshasa, certaines saluant la médiation américaine, d’autres appelant à la prudence et rappelant que la portée réelle de l’accord dépendra de sa mise en œuvre sur le terrain.
Les prochains mois resteront décisifs pour évaluer l’application concrète des engagements pris à Washington. Pour les habitants des zones affectées par les conflits, les attentes demeurent centrées sur l’amélioration effective de la sécurité et du quotidien, loin des seules annonces diplomatiques.
Jean- Claude Mombong Mass
