Soixante-cinq ans après les événements tragiques du 17 janvier 1961, l’ombre de Patrice Émery Lumumba plane toujours avec la même intensité sur la République démocratique du Congo (RDC).
Assassiné au Katanga à l’âge de 35 ans, celui qui fut le premier chef de gouvernement du Congo indépendant n’aura exercé le pouvoir que durant 67 jours. Un passage éclair qui, pourtant, a laissé une empreinte indélébile, faisant de lui une icône mondiale de la lutte anticoloniale.
Un hommage à l’homme d’État
Ce 17 janvier 2026, la Nation congolaise s’est recueillie pour honorer la mémoire de son fils illustre. Pour la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, cet hommage est empreint d’un profond respect envers celui qu’elle qualifie d’« homme hors du commun ».
« Cet homme, devenu une référence au-delà de nos frontières nationales, est un modèle de leadership », a déclaré la cheffe du gouvernement. Selon elle, l’action de Lumumba, caractérisée par des « choix courageux » en faveur de l’indépendance et de la souveraineté, a été déterminante pour consolider les fondements de la Nation congolaise naissante.

Au-delà de la commémoration historique, Judith Suminwa dresse un parallèle entre le combat de 1960 et les défis contemporains auxquels fait face la RDC. Dans un message solennel, elle a souligné que l’héritage du premier Premier ministre constitue une « véritable source d’inspiration » dans ses fonctions actuelles.
Cette référence historique prend une résonance particulière alors que la Première ministre dénonce, aujourd’hui encore, un « complot pour la balkanisation » du pays. En invoquant la figure de Lumumba, elle appelle à ce que son combat pour la souveraineté et son sacrifice ultime continuent d’inspirer les générations présentes et futures dans la défense de l’intégrité du territoire national.
Tenplar Ngwadi
