Le débat sur la révision de la Loi fondamentale en République démocratique du Congo vient de monter d’un cran. Le Samedi 07 mars 2026, à Kasangulu, dans la province du Kongo-Central, le ministre des sports et loisirs, Didier Budimbu s’est exprimé avec une franchise remarquée devant une foule de partisans.
Le ministre des Sports et Loisirs, qui s’exprimait en tant que président de l’Autre Vision du Congo (AVC) et autorité morale du regroupement politique AVC-A, n’a pas fait mystère de ses intentions pour l’avenir politique du pays.
S’exprimant en lingala, l’une des quatre langues nationales, Didier Budimbu a interrogé l’assistance sur l’opportunité d’une alternance au sommet de l’État : « Si le président Félix Tshisekedi doit laisser le pouvoir, pour le donner à qui… et pour que celui à qui on le donne en fasse quoi ? », a-t-il lancé, remettant ainsi en question la pertinence de ses potentiels successeurs.

Pour le leader de l’AVC, la trajectoire institutionnelle du pays est désormais claire. Il a affirmé sans ambages que la RDC se dirigeait « tout droit vers un troisième mandat » pour l’actuel chef de l’État.
Anticipant les critiques sur une éventuelle dérive autoritaire, le ministre a tenu à préciser que ce projet de maintien au pouvoir n’était pas le fruit d’une ambition personnelle de Félix Tshisekedi. Selon lui, il s’agit d’une dynamique portée par la base : si le peuple en décide ainsi, « personne ne s’y opposerait », a-t-il martelé.

Ce plaidoyer pour une réforme constitutionnelle s’est poursuivi jusque sur les réseaux sociaux. Sur son compte X (anciennement Twitter), Didier Budimbu a réaffirmé sa détermination en publiant un message aux accents lyriques : « Les ténèbres ne régneront jamais sur la force de la volonté et de la vérité. Solidaires, concentrés et inébranlables. Servir avec passion, bâtir avec rigueur ».
Le ministre a conclu son message par une mention énigmatique, fixant un rendez-vous politique imminent : « Cap sur le 31 mars ».
Tenplar Ngwadi
