Le Parc National des Virunga a annoncé, le 17 mars 2026, la naissance d’un bébé gorille mâle au sein de la famille Masibo, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’information a été rendue publique à travers un communiqué diffusé sur les plateformes numériques du parc.
Selon les responsables du parc, le petit est né de la femelle Serundori et constitue la première naissance enregistrée dans cette famille depuis sa formation en octobre 2025. La troupe Masibo s’était constituée après la séparation du groupe Kabirizi, sous la conduite du dos argenté Masibo.
Avec cette naissance, la famille compte désormais quinze membres. Les gestionnaires du parc y voient un indicateur positif de la stabilité progressive de ce groupe de gorilles de montagne, installé dans le secteur de Mikeno, l’un des habitats naturels de cette espèce protégée.

Cette naissance s’inscrit dans une dynamique plus large observée depuis le début de l’année 2026. Le Parc national des Virunga indique en effet qu’il s’agit de la sixième naissance enregistrée depuis janvier, répartie dans cinq familles différentes de gorilles.
Les autorités du parc soulignent que ces résultats sont le fruit des efforts de conservation menés sur le terrain, avec l’appui de partenaires internationaux tels que l’Union européenne et l’UNESCO. Ces initiatives visent notamment à protéger les espèces menacées et à préserver leur habitat naturel.
Parallèlement, une autre naissance a été signalée dans une aire protégée du pays. L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature a annoncé la naissance d’un bébé rhinocéros le 9 mars 2026 au Parc National de la Garamba, dans le nord-est du pays.
Selon les responsables de l’ICCN, cet événement est considéré comme un signe d’espoir pour la conservation de la faune sauvage, dans un contexte marqué par des pressions sécuritaires et environnementales sur certaines aires protégées.
Ces différentes naissances interviennent en effet alors que plusieurs parcs nationaux de la RDC restent confrontés à des défis liés notamment à l’insécurité et aux activités illégales. Malgré ce contexte, les gestionnaires des aires protégées affirment poursuivre leurs efforts pour assurer la protection de la biodiversité.
Pour les acteurs de la conservation, ces nouvelles naissances illustrent la résilience des écosystèmes et la continuité des actions engagées pour préserver le patrimoine naturel du pays. Elles constituent également des indicateurs suivis pour évaluer l’efficacité des stratégies de protection mises en œuvre dans les parcs nationaux.
Magloire Mutulwa
