C’est une séance de travail décisive qui s’est tenue ce mercredi 4 février 2026 au Centre financier de Kinshasa, dans la commune de Gombe. Le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, accompagné du vice-ministre Elysé Bokumwana, a accordé une audience à une délégation de la Police nationale congolaise (PNC), conduite par son commissaire général, Benjamin Alongaboni.
Cette rencontre, la première depuis l’entrée en fonction du VPM, avait pour objectif de présenter les civilités de l’institution mais surtout d’exposer les défis budgétaires majeurs auxquels la police est confrontée sur l’ensemble du territoire national.
Des priorités pour la « survie » de la police
Les échanges ont principalement porté sur les piliers de la réforme de la PNC. Le commissaire général Benjamin Alongaboni a insisté sur l’urgence d’allouer des ressources pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des policiers, la modernisation des infrastructures et l’augmentation des effectifs.

Pour le numéro un de la police, l’enjeu dépasse la simple gestion administrative : « Nous supposons que les solutions idoines seront données dans un moment record, parce qu’il en va de la survie de la police », a-t-il averti à l’issue de l’audience.
Une écoute attentive du gouvernement
La délégation de la PNC s’est dite satisfaite de la réceptivité du Vice-Premier ministre. Selon Benjamin Alongaboni, Adolphe Muzito a pris acte de l’intégralité des besoins présentés par la structure.

« Le Vice-Premier ministre est réceptif. Nous avons échangé, nous lui avons exposé tous nos problèmes, il en a pris acte et nous n’attendons plus que les retombées », a précisé le chef de la PNC. Cette démarche marque une étape importante dans le dialogue entre les forces de l’ordre et l’autorité budgétaire, dans l’espoir d’une concrétisation rapide des moyens nécessaires à la sécurité nationale.
Tenplar Ngwadi
