Dans une publication récente ce mercredi 10 décembre 2025 sur son compte X (ex-Twitte), Mobutu Nzanga Ngbangawe a tiré la sonnette d’alarme sur l’importance de la communication dans les conflits contemporains. Il revient sur l’invasion du Zaïre en 1996-1997 et estime que le Rwanda avait remporté, parallèlement à ses avancées militaires, une « guerre de la communication » qui a façonné les perceptions internationales.
Selon Nzanga, cette stratégie médiatique avait pour effet de brouiller les responsabilités, d’affaiblir la voix du Zaïre et de rendre inaudible la vérité du peuple congolais. Il insiste sur le fait que la propagande mise en place à cette époque a préparé l’opinion mondiale à accepter des situations qu’il qualifie d’« inacceptables ».
Il met en garde contre la répétition de ces mécanismes sous d’autres formes et avec de nouveaux outils. Pour lui, le M23, tout comme l’AFDL à l’époque, combine actions militaires et stratégies sophistiquées d’influence, et agit comme une « cinquième colonne » dans la région.
Nzanga souligne que la confrontation ne se déroule plus uniquement sur le terrain militaire, mais aussi dans les médias internationaux et sur les réseaux sociaux. Il met en avant le rôle des récits fabriqués et diffusés pour manipuler l’opinion publique et influencer les perceptions à l’échelle mondiale.
L’appel est particulièrement adressé aux jeunes internautes et aux citoyens actifs en ligne. Selon lui, la vigilance est de mise quant à l’information consommée, partagée ou jugée vraie, car la désinformation constitue selon lui « une arme silencieuse mais redoutable » pouvant fragiliser la cohésion nationale.
Pour Mobutu Nzanga, défendre la souveraineté nationale ne se limite pas aux armes ou aux forces armées. Il insiste sur la nécessité de protéger le pays « sur le terrain des idées », en contrôlant le récit national et en refusant que d’autres imposent des narratifs qui pourraient diviser la population.
Il appelle à un effort collectif pour « devenir un rempart contre la manipulation, un relais de vérité et un acteur de cohésion nationale », en mettant en avant la conscience et la lucidité comme instruments de protection de la nation. Le sénateur rappelle le tribut payé par le pays lors des événements de 1996-1997 et insiste sur l’importance de tirer les leçons de cette période afin d’éviter que l’histoire ne se répète. Il évoque un devoir moral et patriotique pour chaque Congolais.
Magloire Mutulwa
