L’interpellation, dans la nuit du 18 janvier 2026, d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, suscite une vive émotion au sein de la classe politique congolaise. Martin Fayulu, leader de la coalition d’opposition Lamuka, a fermement réagi à cette action menée par les services de sécurité.
Sur son compte X (anciennement Twitter), consulté ce mercredi 21 janvier, le président de l’Écidé a interpellé les autorités sur le respect de l’État de droit. « Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? La Constitution est claire », s’est-il indigné, invitant les responsables à relire les dispositions légales en vigueur.
Martin Fayulu a notamment mis en exergue l’article 17 de la Constitution de la RDC, qui stipule que « la liberté individuelle est garantie » et que « la détention est l’exception », ainsi que l’article 18. Ce dernier garantit à toute personne arrêtée le droit d’être informée immédiatement des motifs de son arrestation, le droit d’entrer en contact avec sa famille ou son conseil, et fixe la limite de la garde à vue à quarante-huit heures.
À ce jour, les motivations derrière l’arrestation d’Aubin Minaku demeurent inconnues. Cette opacité alimente une inquiétude grandissante tant chez les acteurs de l’opposition que dans les rangs de la société civile.
Tenplar Ngwadi
