Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, s’est entretenu le mardi 17 février 2026, à la Cité de l’Union africaine avec Hadja Lahbib, Commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.
Au cœur de cet échange stratégique : l’aggravation de la crise humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et le renforcement de l’intervention européenne.
Signe de l’engagement « sur le long terme » de l’Union européenne (UE), Hadja Lahbib a officiellement annoncé une nouvelle allocation humanitaire de 81,2 millions d’euros en faveur de la RDC. Pour répondre à l’urgence sur le terrain, la Commissaire a également confirmé l’ouverture d’un pont humanitaire dès la semaine prochaine, un dispositif logistique crucial pour acheminer l’assistance aux populations sinistrées.

Cette annonce fait suite à une journée de travail intense à Kinshasa, marquée par le lancement d’une table ronde dédiée à l’action humanitaire. Cette session a réuni les acteurs de terrain et les hauts représentants du gouvernement congolais, dont la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que les ministres de l’Intérieur, des Actions sociales et de la Santé, afin d’analyser des pistes de solutions concrètes.
La tournée régionale de la Commissaire européenne ne s’arrête pas à la capitale congolaise. Hadja Lahbib a dévoilé un agenda diplomatique offensif : elle se rendra prochainement au Rwanda pour « mettre les autorités devant leur responsabilité ».
L’étape suivante la conduira à Goma, où une rencontre est prévue avec des représentants du mouvement rebelle M23. L’objectif affiché est clair : exiger le respect strict du droit international humanitaire et garantir que l’aide puisse être délivrée sans entrave et dans les délais requis. « Je vais constater la situation humanitaire […] et demander que notre aide puisse être délivrée dans le temps », a martelé la représentante de l’UE à l’issue de son audience avec le chef de l’État.
Tenplar Ngwadi
